REVEALED: Jose Mourinho and his team scooped £19.6m payoff from Manchester United sacking as latest Old Trafford accounts are released – as Ed Woodward hails Ole Gunnar Solskjaer’s ‘positive impact’ on club
Manchester United sacked Jose Mourinho in December with club sixth in table
It has been revealed that Mourinho and his staff scooped huge £19.6m pay-off
United have revealed increases in other revenues, including broadcast by 38%
Ed Woodward, meanwhile, has hailed the impact of Ole Gunnar Solskjaer as boss
Jose Mourinho and his backroom staff scooped just shy of an eye-watering £20m when they were sacked by Manchester United, the club’s accounts have revealed.
The Old Trafford club announced their financial results for the final quarter of 2018 on Thursday, with huge outgoings to Mourinho at the end of December.
Broadcast revenue was up 38 per cent to £103.7m, while commercial and sponsorship numbers also increased to give the club a rosy financial picture – apart from the huge figures sent Mourinho’s way.
Jose Mourinho leaves the Lowry Hotel after being sacked as United boss back in December
It has now been revealed that Mourinho and his six backroom staff were paid a huge £19.6m
UNITED’S FINANCES
Broadcasting revenue: £103.7m, up £28.5m or 37.9 per cent
Matchday revenue: £39.0m, up £2.1m or 5.7 per cent
Operating expenses: £160m, up £24.1m or 17.7 per cent
Exceptional items: £19.6m, relating to ‘compensation to the former manager and certain members of the coaching staff for loss of office’
Annual revenue forecast: Between £615m and £630m
Increases in the matchday revenue – which totalled £39m, a 5.7 per cent boost on the previous year – were mainly down to an extra Champions League game being played, while a new broadcasting package for the same competition boosted revenue in that department.
The main talking point of the club’s financial results, though, will certainly be centred around payments to Mourinho and six members of his coaching staff when they were sacked on December 18.
The Portuguese was fired after two-and-a-half years, with the team lagging in sixth in the Premier League table.
Since his exit, United have climbed to fourth under the stewardship of Ole Gunnar Solskjaer, while Mourinho has taken on punditry roles with BeIn Sports and Russian network RT.
Vice chairman Ed Woodward has hailed the impact of Ole Gunnar Solskjaer as the club’s boss
Solskjaer has taken the beleaguered team from sixth to fourth in the Premier League table
United, meanwhile, are forecasting annual revenue to be between £615m and £630m and vice chairman Ed Woodward has spoken of the positivity around the club since Mourinho’s departure.
Speaking in light of the financial results, he said: ‘The appointment of Ole (Gunnar Solskjaer) and Mike (Phelan) as caretaker manager…has had a positive impact throughout the club.
‘We are delighted with the improvement in the team’s performances since December.’
Ce mélange de nationalisme, de messianisme révolutionnaire chiite, d’expansionnisme régional, de nostalgie impériale est l’héritage de l’histoire, auquel l’Occident a participé, explique, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».
Publié aujourd’hui à 11h45Temps de Lecture 4 min.
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Célébrations du quarantième anniversaire de la République islamique, à Téhéran, le 11 février. Vahid Salemi / AP
Chronique. John Bolton, le conseiller de Donald Trump pour la sécurité, disait récemment que la République islamique d’Iran n’atteindrait pas les 40 ans. Elle y est et célèbre ces jours-ci cet anniversaire – même si c’est dans la peine et sur la défensive. L’avenir du régime issu de la révolution de 1979 n’a pas les couleurs d’une rose d’Ispahan, mais, quoi qu’en pense Bolton, ne paraît pas non plus menacé.
Née du renversement du chah Mohammad Reza Pahlavi – cette monarchie précaire s’effondre dans les journées des 9, 10 et 11 février 1979 –, la République islamique a déjà vécu nombre d’épreuves. Elle a connu la guerre et d’éternelles dissensions intérieures. Elle a écrasé ses opposants et continue, à intervalles réguliers, à être défiée dans la rue. Le mécontentement populaire n’est jamais loin. Elle a traversé embargos économiques et boycottages diplomatiques. Mais elle est toujours là. L’Iran de 2019 compte 82 millions d’habitants : plus de la moitié d’entre eux n’ont connu que la République islamique.
Missiles et milices
Elle a changé le pays et la face du Moyen-Orient. Dans une bataille où se mêlent nationalisme, volonté de puissance et querelle théologique, elle dispute à l’Arabie saoudite le droit à la prépondérance régionale. Elle n’entend renoncer ni à ses missiles balistiques ni à financer les milices armées qui assurent ses positions de force dans le monde arabe – en Irak, en Syrie, au Liban, notamment. Missiles et milices : la recette du pouvoir iranien à l’extérieur.
Trump porte aujourd’hui un coup sévère aux « réformateurs » de Téhéran
A l’intérieur, le cocktail est plus complexe. Pilier du dispositif stratégique des Etats-Unis au Moyen-Orient, allié des Occidentaux face à l’URSS, le chah Pahlavi était un dictateur chez lui. Grisé par l’explosion du prix du pétrole, dont l’Iran est l’un des plus importants producteurs, le chah voulait faire de son pays « le Japon du Moyen-Orient ». En ces années 1970 naissantes, il souffrait d’un mélange d’hubris et de dépression et d’un début de cancer. Les Iraniens ne le suivaient pas de bon cœur dans la marche forcée à l’occidentalisation à laquelle il les vouait.
Acteur traditionnel de la vie politique du pays, le clergé chiite – le pays appartient à la branche minoritaire de l’islam – va cristalliser un large mouvement de protestation contre le régime du chah. Mais une fois celui-ci effondré, le parti des mollahs – et à sa tête la figure tutélaire de la révolution, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny – va éliminer par la terreur tous les autres acteurs de la révolution. S’installe un régime théocratique : le dernier mot appartient au Guide religieux – Khomeiny meurt en 1989 et, depuis, la fonction est assurée par Ali Khamenei. La charia assure le droit commun. Il y a des élections, un espace démocratique plus grand qu’ailleurs dans la région, même si les candidats à la présidence et au Parlement sont soigneusement « sélectionnés ». L’ensemble forme une complexe machinerie de pouvoirs et contre-pouvoirs, où l’opposition n’est tolérée qu’à l’intérieur du système : toute autre expression critique est farouchement réprimée.
La jeune fille a mis fin à ses jours le 1er février. Depuis des semaines, elle était victime de harcèlement sur internet et au sein de son établissement scolaire.
Delia avait 11 ans et vivait au Nouveau-Mexique. Le 1er février, elle s’est suicidée. En cause : le harcèlement scolaire dont elle était victime depuis des semaines. Sur internet comme au sein de son établissement.
Voici l’histoire tragique que rapporte ce vendredi Paris Match. Nos confrères précisent que la petite avait publié peu avant sa mort un message sur les réseaux sociauxpour exprimer – “en vain” – son malaise.
Ils citent également des proches de la victime qui assurent que personne parmi les employés de l’école n’a voulu écouter Delia. Mais que, malgré tout, “elle gardait toujours la tête haute, avait toujours un magnifique sourire”.
“Delia se souciait des autres et aimait faire des câlins”
Une collecte fond a été ouverte sur internet pour venir en aide financièrement à sa famille et lutter contre le harcèlement scolaire. Un texte sur la page d’accueil explique que “Delia a été victime d’intimidation par le biais de SMS et de médias sociaux, l’encourageant à mettre fin à ses jours […] Delia était créative et s’exprimait par son talent. Delia se souciait des autres et aimait faire des câlins”.
Paris Match assure qu’une enquête de police a été ouverte. En France, l’Éducation nationale a décidé de faire de la lutte contre le harcèlement l’une de ses priorités. On estime qu’environ 10 % des élèves sont concernés par le harcèlement, qu’il soit verbal, physique ou psychologique.
Me Ravi Rutnah, assisté de Me Avinesh Dayal, a argué que la collecte des pièces à conviction a été faite de manière «hors norme», car Raj Dayal, n’a pas donné son consentement.
Les arguments entourant la production des quatre «press recordings», sécurisés le 20 octobre 2016, auprès des membres de la presse, portant sur des extraits d’enregistrements qui serviront à comparer la voix de Raj Dayal à celle de la bande sonore fournie par Patrick Soobhany, ont eu lieu en ce jeudi 14 février devant les magistrats Sacheen Boodhoo et Darshana Gayan de la cour intermédiaire. Cela, dans le cadre de l’affaire Bal Kouler, dans laquelle, l’ancien ministre est poursuivi.
Me Ravi Rutnah, assisté de Me Avinesh Dayal, a argué que la collecte des pièces à conviction a été faite de manière «hors norme», car Raj Dayal, n’a pas donné son consentement. Pour Me Medhaven Armoogum, du bureau du Directeur des poursuites publiques, les quatre «press recordings» qui contiennent la voix de l’ancien ministre de l’environnement, sont recevables en cour. Les débats se poursuivront le 28 février.
Pour rappel, un officier de l’ICAC avait expliqué avoir sollicité la presse pour que la voix de Raj Dayal soit comparée à celle qui serait sur l’enregistrement de 20 minutes 7 secondes, produit par Patrick Soobhany, dans lequel l’accusé réclamerait un pot-de-vin.
Raj Dayal est accusé d’avoir sollicité un pot-de-vin de l’homme d’affaires Soobhany, pour l’achat de 50 sacs de poudre de couleur en échange d’un permis pour son projet immobilier. Par la suite, une bande sonore avait été diffusée sur ladite conversation.
‘I am happy… but I have things to improve’: Fabinho insists the best is yet to come as Liverpool enjoy warm-weather break with relaxed training session under the Marbella sun
Midfielder Fabinho believes he is yet to show his best in a Liverpool shirt
He started life on Merseyside slowly but has gradually found his rhythm
His versatility has allowed Jurgen Klopp to deploy him in defence on occasion
And while Fabinho knows he can improve, he wants to play a big part this season
Fabinho insists his best is yet to come as he vowed to play a major part in Liverpool’s quest to become champions.
The Brazil international had a slow start to life at Anfield following his £43.7million move from Monaco, perhaps slower than many envisaged, but he has found his rhythm in recent months and shown the qualities that saw him become an integral member of his former club’s title-winning squad in 2017.
His importance and versatility has been underlined by the fact Jurgen Klopp is ready to play him as a central defender in the first leg of Liverpool’s Champions League clash with Bayern Munich, given that Virgil van Dijk is suspended, Joe Gomez is out following surgery to repair his broken leg and Dejan Lovren is struggling to overcome a persistent hamstring problem.
Fabinho insists his best is yet to come as he vowed to play a major part in Liverpool’s title push
The Brazilian started slowly on Merseyside but is gradually finding his rhythm
Fabinho, hard at work in Wednesday’s training, hopes to make an impact the rest of the season
Liverpool are currently away in Marbella on a warm-weather training camp
There were a number of bumps in the road early on but Fabinho is now happy with the level he is showing but believes there is significantly more to come and the more time he spends working the Klopp, the higher his levels will become.
‘I am happy,’ said Fabinho, who was part of the 31-man group Klopp took to Marbella on Monday for a warm-weather training camp.
‘I still have things to improve but I am happy overall with my performances. I am up to the speed of the Premier League and that was what I was looking for.
Asked if the slow introduction to life in England helped – he did not make his first start until the Carabao Cup tie with Chelsea on September 25 – Fabinho replied: ‘I think yes, but I think if it was up to me I would have been playing from the beginning.
‘Maybe Jurgen could see something I couldn’t see, so not just conversations with him but all the staff helped me. I had patience to wait for my opportunities.’
Jurgen Klopp and Virgil van Dijk have a chat on Wednesday during Liverpool’s training session
The Dutchman leaps in the air to connect with a header during one of Wednesday’s drills
Trent Alexander-Arnold stretches for a ball as the squad a put through a relaxed session
Fresh-faced Mohamed Salah strolls across Liverpool’s Melwood training complex with a ball
Liverpool are on course to record their best ever Premier League points haul and will potentially eclipse the tally of 86 in 2009; the question, however, is will Klopp’s squad suffer a similar fate to Rafa Benitez’s team, who finished runners-up to Manchester United.
They are second favourites in the race with Manchester City but Fabinho hopes the experience he had with Monaco, when team that consisted of Kylian Mbappe, Benjamin Mendy and Thomas Lermar trumped Paris Saint-Germain, can be repeated.
‘I had a good season with Monaco, we scored a lot of goals and we had joy playing football and we have to do it here as well,’ said Fabinho. ‘Enjoy the games and go on the pitch with happiness and go game by game.
‘I know it is really hard to win a league, especially the Premier League, but we have experienced players here a Liverpool. I don’t know if I can help a lot because we already have experienced players.
‘We know we are at the top of the table and it is important to be there at this point in the league but we cannot think just about the title, the title every time, because that can put extra pressure on us.’
WInger Xherdan Shaqiri balances the ball on top of his head during Wednesday’s session
The Swiss will hope to play a part in the rest of the season as the Reds push for the title
Membres des services de renseignement du régime de Bachar Al-Assad, les trois officiers sont soupçonnés de meurtres et de tortures au cours des années 2011 et 2012.
Par Thomas Wieder et Madjid ZerroukyPublié aujourd’hui à 11h51
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A Genève, en 2016, lors d’une exposition par une ONG de photos issues du dossier « César », sur la torture dans les prisons syriennes. PHILIPPE DESMAZES / AFP
C’est un événement sans précédent depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011. Pour la première fois, trois membres des services de renseignement du régime de Bachar Al-Assad, soupçonnés de crimes contre l’humanité, ont été interpellés en Allemagne et en France, mardi 12 février, dans le cadre d’une enquête conjointe des deux pays.
Deux des trois individus ont été arrêtés en Allemagne. Le premier, Anwar R., se trouvait à Berlin quand la police l’a interpellé. Agé de 56 ans, il est soupçonné d’avoir participé, en 2011 et 2012, à des séances de torture infligées à des prisonniers dans un centre de détention administré par les services de renseignement syriens, dont il dirigeait l’un des bureaux d’enquête, à Damas. Selon la Süddeutsche Zeitung, il aurait été identifié par d’anciens détenus, aujourd’hui réfugiés en Allemagne. Interrogés par le parquet fédéral de Karlsruhe, ces derniers auraient raconté aux enquêteurs qu’Anwar R. était présent lors de certaines séances de torture, dont ils furent eux-mêmes les victimes.
Le second suspect arrêté en Allemagne, Eyad A., a été interpellé à Deux-Ponts, dans le Land de Rhénanie-Palatinat, une ville située à une dizaine de kilomètres de la frontière française. Agé de 42 ans, il aurait été responsable d’une unité spécialisée dans l’arrestation d’opposants politiques au régime de Bachar Al-Assad, près de Damas, et travaillait sous l’autorité d’Anwar R. Il est soupçonné d’avoir participé à deux meurtres, ainsi qu’à des tortures infligées à au moins 2 000 personnes, entre juillet 2011 et janvier 2012.
L’homme arrêté en France, dans la région parisienne, serait quant à lui âgé d’une trentaine d’années. D’après la Süddeutsche Zeitung, il aurait lui aussi travaillé pour le bureau d’enquêtes dirigé par Anwar R. Il a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « actes de torture, crimes contre l’humanité et complicité de ces crimes », commis entre 2011 et 2013. Une enquête ouverte, en janvier 2018, par le pôle « crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre » du parquet de Paris.
« Compétence universelle »
Pour procéder à ces arrestations, les justices allemande et française se sont appuyées sur deux sources d’information. La première est le dossier « César », le pseudonyme donné à un photographe de la police militaire syrienne ayant fui son pays en juillet 2013 en emportant avec lui plus de 50 000 clichés de cadavres de détenus morts de faim, de maladie ou de torture en Syrie, entre 2011 et 2013.
L’état-major d’Air Mauritius ne rigolait ce jeudi 14 février, dans le boardroom de la compagnie.
La direction de la compagnie nationale d’aviation doit le reconnaître : elle pique du nez. A l’issue d’un atelier de travail suivant l’annonce des résultats financier d’Air Mauritius (MK), ce jeudi 14 février, Somas Appavou, le Chief Executive Officer, a confirmé la nouvelle de l’express publiée le 6 février : MK a fait des pertes d’un milliard de roupies pour les neuf mois se terminant au 31 décembre 2018. La révision du Business Model est à l’agenda au Pailles en Queue Building.
Le 6 février, nous écrivions que, pour les neuf mois se terminant au 31 décembre 2018, des pertes colossales dépassant la barre de Rs 1 milliard devraient être encourues et ce, après avoir accumulé des déficits de Rs 688 millions lors des deux précédents trimestres (avril à septembre). Entre-temps, la direction tente tant bien que mal de limiter la casse avant la publication des résultats intérimaires prévus vers la mi-février.
Les spécialistes de l’aviation s’interrogent sur ce troisième trimestre déficitaire pour MK. Car il est connu dans les milieux aériens que cette période est généralement porteuse financièrement. Pour cause, elle coïncide avec la saison de pointe où les touristes voyagent massivement pour passer le réveillon de fin d’année à Maurice. Et vice versa pour les voyageurs mauriciens qui mettent le cap en grand nombre sur l’Inde et les îles de la région, plus particulièrement Rodrigues. Les statistiques officielles pointent une hausse de 4 % des arrivées touristiques pour le troisième trimestre 2018 (424 221), dont 6 % provenant du marché européen.
D’ailleurs, à pareille époque en 2017, le groupe Air Mauritius avait réalisé des bénéfices nets de 10,6 millions d’euros, soit Rs 410 millions (au taux de change de l’époque). Qu’est-ce qui a changé entre-temps pour que la compagnie s’enlise dans ce trou financier ?
Baisse du cours du pétrole
Pour le moment, on ne sait pas les raisons qui seront éventuellement avancées pour justifier cette lourde perte. Car pour le trimestre en question et même avant, le cours du brut avait déjà emprunté une tendance baissière, avec une moyenne de USD 62 le baril contre une centaine de dollars le baril en 2012, 2013 et 2014. Il se stabilise aujourd’hui à USD 54.
«On ne pourra pas se réfugier éternellement derrière la facture pétrolière pour expliquer les pertes», souligne un groupe de petits actionnaires. Alors qu’un spécialiste de l’aviation, qui a voulu garder l’anonymat, s’interroge «si les véritables raisons ne relèvent pas du Business Model prôné par la compagnie, de la précipitation de MK d’acquérir de nouveaux appareils et de l’absence de réflexions stratégiques au niveau de la direction sur le positionnement d’Air Mauritius face à une rude concurrence à laquelle elle est confrontée actuellement et dont elle est partiellement responsable». A l’issue de cette réunion, il semble que oui.
D’autres professionnels et opérateurs interrogés se demandent si toute la problématique d’Air Mauritius ne remonte pas à 2012, avec les «7-Step Plan» de l’ex- CEO, le Sud-Africain André Viljoen et son Business Plan pour sortir la compagnie de la déroute financière et la placer sur une courbe de croissance soutenue.
Concurrence
«Ce plan n’a jamais marché. Cela a été un échec. La décision d’acheter de nouveaux avions pour libérer de nouveaux sièges sur le marché avec la desserte de certaines routes sans s’assurer au préalable si la compagnie allait pouvoir remplir ces espaces et rentabiliser ces opérations relève d’une mauvaise stratégie. La preuve est que MK a piqué du nez par la suite», analyse un ancien cadre d’Air Mauritius. Aujourd’hui, force est de constater que MK subit frontalement la concurrence de certains opérateurs sans pouvoir réagir. À l’instar d’Emirates Airlines, dont l’offensive commerciale consiste à puiser du même vivier de passagers d’Air Mauritius, plus particulièrement ceux d’Europe, sans en contrepartie contribuer à le compenser par le biais de touristes venant des pays du Golfe. Et ce, à travers des promotions attrayantes depuis l’accord aérien signé entre les deux pays en 2002.
Plus récemment, il y a Air Austral qui concurrence sérieusement MK sur certaines routes, dont la destination Chennai en Inde et celles de Paris et Londres, en proposant des packages inimaginables, défiant souvent toute concurrence. «Nous ne comprenons pas l’absence de réactions de la part de MK face aux opérations de charme de ces opérateurs. La compagnie préfère opérer à 50 % en deçà de sa capacité au lieu de contrer cette offensive en réajustant les prix», soutient le directeur d’une agence de voyages.
Rationalité d’acheter une part de Ghana Airlines
Et notre spécialiste d’aviation d’interroger sur la rationalité d’acquérir récemment une part du capital de Ghana Airlines, une initiative qui a échoué au profit d’Ethiopian Airlines alors que quelques années plus tôt une proposition de faire partie de l’actionnariat d’Air Madagascar n’a pas été positivement considérée par la direction. Une démarche qui aurait renforcé un partenariat et aurait ouvert de nouveaux marchés en Asie.
De mauvaises décisions stratégiques et opérationnelles qui impactent aujourd’hui négativement les finances de la compagnie. Sans compter encore les frais liés au leasing des avions.
Certes, il n’y a pas mille solutions. «Il faut revoir le Business Plan, renégocier le plan de renouvellement de la flotte et injecter de nouveaux capitaux», lâche notre spécialiste. Sans ces trois mesures, il y a des risques qu’Air Mauritius quitte la zone rouge pour se crasher. Difficile de savoir si on pourrait encore coller les épaves.