La direction de l’hôtel The Residence Mauritius a pris connaissance du verdict de l’Employments Relations Tribunal prononcé ce lundi 18 février en faveur de Sooleka Dalwhoor. Celle-ci avait saisi cette instance pour contester la décision de la direction de son employeur de lui interdire de porter le ‘tika’ durant ses heures de travail.
Dans un communiqué émis ce lundi soir, la direction de l’hôtel précise qu’elle « étudiera ce jugement et avisera, en temps et lieu, si elle demandera une « judicial review » de la décision du ERT ».
Dans un ‘award’ rendu public aujourd’hui, le président de l’ERT a invité la direction de l’hôtel à la compréhension afin que les bonnes relations professionnelles entre chacun puissent se poursuivre.
Les réseaux sociaux, en particulier Facebook, doivent être davantage régulés afin de les empêcher d’agir comme des « gangsters numériques » et de publier des infox, ont conclu des parlementaires britanniques dans un rapport très critique publié lundi.
« Les entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des +gangsters numériques+ dans le monde en ligne, en se considérant au-dessus des lois », souligne le rapport de la Commission sur le numérique, la culture, les médias et le sport de la Chambre des communes (DCMS).
Durant plus d’un an, cette commission a enquêté sur le phénomène des « fake news » et son impact sur les récents scrutins au Royaume-Uni, dont le référendum sur le Brexit en juin 2016, s’attardant principalement sur les pratiques de Facebook.
Le géant américain est empêtré dans plusieurs affaires, comme les accusations d’ingérence russe sur sa plateforme dans l’élection présidentielle américaine de 2016, mais aussi le scandale de l’exploitation par la firme Cambridge Analytica de données d’utilisateurs à leur insu à des fins politiques, de même qu’une faille de sécurité ayant conduit au piratage de millions de comptes.
– « Code de déontologie contraignant » –
Pour lutter contre les « contenus préjudiciables » ou « illégaux », et protéger les données personnelles des utilisateurs, le rapport d’une centaine de pages recommande l’instauration d’un « code de déontologie contraignant » dont le respect serait assuré par un régulateur indépendant, habilité à déclencher des poursuites judiciaires et à infliger de lourdes amendes.
Dénonçant la désinformation véhiculée par les réseaux sociaux et provenant « d’agences travaillant avec des pays étrangers, dont la Russie », le président de la commission Damian Collins a appelé à « une modification radicale du rapport de forces entre ces plateformes et le public. L’âge d’une autorégulation inadéquate doit toucher à sa fin », a souligné le député conservateur.
Se disant « ouvert à une réglementation significative », Facebook a assuré ne pas avoir attendu la publication du rapport pour agir. « Nous avons déjà opéré des changements substantiels pour que toute annonce politique sur Facebook soit autorisée, mentionne son financement et soit ensuite classée dans des archives consultables durant sept ans », a détaillé Karim Palant, responsable de la politique publique de Facebook au Royaume-Uni, dans un communiqué transmis à l’AFP.
Il a affirmé que l’entreprise avait « triplé la taille de l’équipe oeuvrant à détecter et protéger les utilisateurs de mauvais contenus à 30.000 personnes, et investi massivement dans l’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle et la technologie de vision par ordinateur pour aider à empêcher ce type d’abus ».
– « Enquête indépendante » –
Le rapport appelle également le gouvernement britannique à mener une « enquête indépendante » sur l’ »influence étrangère », russe notamment, et la désinformation lors du référendum sur le Brexit, mais aussi les élections législatives anticipées de 2017 et le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse en 2014.
Le ministre de la Culture, Jeremy Wright, s’entretiendra cette semaine aux Etats-Unis avec des représentants des géants Google, Facebook, Twitter et Apple, a indiqué un porte-parole du gouvernement.
L’exécutif devrait aussi publier un « livre blanc » dans le courant de cette année, énonçant des propositions pour sécuriser davantage les réseaux sociaux.
Le patron du géant américain, Mark Zuckerberg, est également mis sur la sellette par les députés pour s’être dérobé à leurs convocations et avoir envoyé à sa place l’un de ses adjoints. Damian Collins l’a accusé d’avoir « manqué de leadership ».
Avant le Royaume-Uni, Facebook était déjà dans le viseur de la France et de l’Allemagne.
Début février, le gendarme allemand de la concurrence a restreint l’exploitation par le groupe des données de ses utilisateurs, en lui interdisant de piocher d’autorité dans les informations collectées par des sites tiers ou des filiales comme Instagram et Whatsapp.
En novembre, le Parlement français avait adopté deux propositions de loi pour lutter contre « la manipulation de l’information » en période électorale.
Au lendemain de l’élection présidentielle, le Sénégal ne pourra faire l’économie d’une réflexion de fond sur le renforcement des fondements démocratiques de la République, pour que les formes d’exercice du pouvoir conféré par le suffrage universel soient cohérentes, d’une part, avec les attentes exprimées dans les urnes par les citoyens, d’autre part, avec les principes d’éthique et de justice qui s’imposent à tous les gouvernants.
Un aggiornamento en profondeur, pour donner un souffle nouveau à ses institutions, critiquées par une frange non négligeable de l’opinion publique.
À l’échelle du continent, la démocratie sénégalaise est encore jeune, empreinte de vitalité. Elle repose sur des ressorts qui lui permettent d’échapper aux turpitudes partisanes de la plupart de ses animateurs. Cependant, les ambiguïtés que cette démocratie continue d’entretenir en son sein, souvent à son corps défendant, imposent des mutations.
L’exécutif plus puissant que le législatif
À cet égard, il est urgent que les institutions censées jouer le rôle de contre-pouvoir assument leurs prérogatives constitutionnelles pour être crédibles auprès des citoyens, à commencer par l’Assemblée nationale.
Au cours des quatre dernières législatures, sous la présidence d’Abdoulaye Wade, puis sous celle de Macky Sall, la mainmise de l’exécutif
Toto Wolff believes Brexit will leave British-based Formula One teams at a major disadvantage – and a no-deal outcome would be a nightmare for the industry.
Mercedes chief Wolff insisted Brexit would hand Ferrari more power over his Brackley-based team.
The UK will depart the European Union on March 29 and there is currently no deal in place.
Toto Wolff believes Brexit will leave British-based Formula One teams at a major disadvantage
‘Ferrari in Italy, Alfa Romeo in Switzerland, they would have a massive advantage over every UK-based team,’ said Wolff, speaking as his team put their new car through its paces at testing in Barcelona.
‘We are looking at the various scenarios with Mercedes-Benz UK because it not only impacts Formula 1 but it impacts also the mother brand in terms of getting cars and parts in and out of the country.
‘But I can see very much if a ‘no-deal’ Brexit would happen like has been discussed, I think it would have a major impact in terms of our operation going to the races and getting our cars developed and ready.
Wolff said the political climate impacts a team’s ability to get parts in and out of the country
‘So that is a nightmare scenario that I don’t want to even envisage.
‘We do have certain contingencies in place, like more stock and thinking about how we would get parts and people in and out of the country – but it would be a disruption and it would cause all the UK teams a lot of headaches.
‘Brexit is a major concern for us and should be a major concern for all of us that live in the UK and operate out of the UK.’
(Left to right) Valtteri Bottas, Toto Wolff and Lewis Hamilton pose on the track at Silverstone
Lewis Hamilton and Mercedes are aiming to defend the drivers’ and constructors’ titles when the season starts in Australia next month.
Wolff also revealed Hamilton has been working out as he looks for a sixth title.
He added: ‘The weight regulations have been lifted and he has come back stronger and musclier than before.
‘He’s in a super mental state, the best I’ve seen so far. He looks physically and mentally in shape. Half an hour before the session he was all ready to go. I think a good start.’
Des travailleurs de la mine de Cullinan, près de Pretoria, en Afrique du Sud, le 1er février 2019. Siphiwe Sibeko / REUTERS
En arrivant à Welkom, c’est la première chose que l’on aperçoit. Rectilignes, hautes de plusieurs mètres, les montagnes de déchets s’étendent le long de la route, à perte de vue. Dans cette ville du cœur de l’Afrique du Sud, les restes de l’extraction minière mangent le paysage, stigmates d’une industrie en déliquescence.
« Lorsqu’il vente, elles dégagent tellement de poussière qu’on ne voit pas à dix mètres », glisse Mpia Nkali, juste de retour du Cap où elle était allée représenter l’organisation Jubilee au vingt-cinquième African Mining Indaba. Ce grand raout annuel, qui s’est tenu du 4 au 8 février, attire les gouvernants et les chefs d’entreprises d’une partie de la planète.
L’extraction reste importante dans l’économie sud-africaine, encore grande productrice d’or, de platine et de charbon, même si l’épuisement des gisements empire chaque jour un peu plus la crise de ce secteur. Jeudi 14 février c’est le groupe Sibanye-Stillwater qui a annoncé le possible licenciement de 6 000 personnes dans le pays, soit 10 % de ses effectifs. Quelques jours avant, c’était un autre et on attend le suivant…
Les mineurs atteints de silicose
« Nous, on était à la conférence parallèle, celle de la société civile sur les alternatives à l’extraction minière, tient à préciser Mpia Nkali. Personnellement, je ne vois toujours pas ce qu’on peut faire d’autre. Ils ont parlé de projets agricoles, mais, ici, rien ne pousse. Quand il pleut, l’eau s’infiltre dans les déchets et pollue tout sur son passage », déplore-t-elle.
La quarantenaire met toute son énergie à défendre les droits des mineurs de la ville où elle est née. Ces dernières années, telle une Erin Brockovich sud-africaine, elle a sillonné Welkom et ses environs pour recenser les mineurs atteints de silicose, cette maladie pulmonaire provoquée par une particule de poussière présente dans les souterrains. En mai 2018, après dix ans de bataille judiciaire, ils ont finalement obtenu gain de cause. Six groupes miniers vont verser 400 millions de dollars (plus de 350 millions d’euros) de compensation à des milliers de mineurs.
Mais pour l’association de Mpia Nkali, le combat ne s’arrête pas là. « Vous voyez ce pick-up en haut du talus ? Les gens autour sont en train de ramasser le vieux minerai pour en extraire de l’uranium. Et ils n’ont pas d’autorisation pour ça », embraie son collègue Themba Ncegzulla, 68 ans. La vie semée d’embûches de cet ancien mineur d’or illustre assez bien la chute de cette ville. Ancien employé des groupes Anglo American et Harmony, il a été licencié à deux reprises, en 1997 et en 2005, et vit désormais sans revenu fixe ni retraite. « Ma femme a eu un cancer et tout l’argent de mon fonds de pension est passé dans les soins, jusqu’à ce qu’elle décède en 2001 », raconte-t-il, fataliste.
Plus que sept mines d’or
Themba s’inquiète désormais des nuages de poussière provoqués par l’extraction d’uranium à quelques mètres des habitations du township de Thabong. Après vingt-trois années passées dans les mines comme prospecteur, il en connaît un rayon. Attablé dans un fast-food, il attrape une serviette de table et un stylo pour dessiner une mine vue de coupe, tout en mangeant un kota, ce sandwich typique des townships creusé dans de la mie de pain. En quelques minutes, la serviette est recouverte de schémas. « Les conditions sont terribles. Les puits peuvent descendre jusqu’à 3 000 ou 4 000 mètres de profondeur. Plus on s’enfonce, plus il fait chaud ». Le thermomètre atteint facilement les 37 degrés. « C’est un travail horrible, mais j’adorais ça », conclut-il.
A Welkom, les premiers filons d’or importants ont été découverts à la veille de la seconde guerre mondiale. De la quarantaine de mines en activité lorsque l’Afrique du Sud était encore première productrice d’or au monde, il n’en reste plus que sept aujourd’hui. Et du côté des mines en opération, la situation n’est guère réjouissante. Les entreprises enchaînent les plans de licenciements et, en retour, les conflits sociaux scandent le quotidien. A Beatrix, une mine gérée par le groupe Sibanye-Stillwater, à une vingtaine de minutes du centre de Welkom, une partie des employées est en grève depuis novembre 2018. A quelques centaines de mètres de l’entrée, ils maintiennent un piquet de grève sur un terrain vague tous les jours jusqu’à midi. Et lorsque la chaleur écrasante rend l’attente insupportable, ils repartent.
« Le désespoir est immense »
Une fois tissée la confiance, deux mineurs du syndicat Association of Mineworkers and Construction Union (AMCU) acceptent de se confier. « Ce qu’on demande est simple : un salaire minimum à 12 500 rands [782 euros]. Sibanye fait des millions de bénéfices », s’insurge Xolani (les deux prénoms ont été modifiés). A 51 ans, il travaille depuis dix ans dans cette mine, huit heures par jour, six jours par semaine, pour 7 000 rands par mois. Il conduit des locomotives qui acheminent le minerai dans les souterrains, tout comme son collègue Ntando, qui liste les griefs. « Le sous-sol est très dangereux. On se blesse très souvent les mains et les membres lorsque les chariots déraillent. Des cailloux nous tombent dessus en permanence. Les abords des ascenseurs sont mal entretenus et couverts de boue. Ils nettoient seulement quand les responsables descendent pour une inspection ! », enchaîne-t-il.
« Le désespoir des mineurs est immense, résume l’analyse David van Wyk. Surtout lorsqu’on sait qu’un mineur sud-africain est payé dix fois moins qu’un mineur australien pour le même travail ». Pour cet analyste du secteur, l’industrie minière ne s’est pas transformée depuis la fin de l’apartheid en 1994. « Elle reste très paternaliste et réfractaire au changement. C’est un dinosaure en voie d’extinction », estime-t-il.
Sibanye-Stillwater n’a pas répondu aux questions du Monde Afrique. Mais Sven Lunsche, porte-parole du groupe Gold Fields, le plus ancien groupe minier d’Afrique du Sud, dont Sibanye-Stillwater s’est détachée en 2012, ne dit pas autre chose. « Notre secteur est en train de mourir à petit feu », explique-t-il. La mine de South Deep gérée par Gold Fields, à 260 km plus au nord, sort tout juste de quarante-cinq jours de grève. Les ouvriers protestaient contre un plan de licenciement de 1 100 personnes, sur les 3 600 que comptait alors le groupe. « Cette mine est assez unique, car c’est la seule souterraine à être mécanisée. Le problème, c’est qu’on ne trouve pas de personnes qualifiées pour diriger ces machines », détaille le responsable. D’après lui, toutes les options ont été explorées avant de procéder à la réduction de main-d’œuvre. « Nous avons racheté cette mine il y a huit ans et, depuis, on perd un milliard de rands par an », précise-t-il.
Des défis géologiques
Parmi les difficultés auxquels les groupes miniers font face, Sven Lunsche souligne les défis géologiques pour remonter cet or de plus en plus loin sous terre, les règlements changeant qui effraient les investisseurs, et la puissance des syndicats, avec des mouvements sociaux émaillés de violences. A Beatrix, deux mineurs ont trouvé la mort fin novembre 2018 lors d’échauffourées avec les forces de l’ordre. Depuis, un véhicule blindé de l’armée monte la garde devant la mine.
De son côté, l’AMCU accuse la direction d’attiser les rivalités entre les différents syndicats pour diviser les travailleurs. Le National Union of Mineworkers (NUM), membre de l’intersyndicale Cosatu qui est alliée au parti au pouvoir, a ainsi signé un accord séparé avec la direction portant sur une augmentation de salaire inférieure à celle demandée initialement. Et, dans la mine, les syndiqués du NUM bénéficient d’un traitement préférentiel dans leur travail quotidien, dénonce l’AMCU.
Le président Cyril Ramaphosa, qui est lui-même ancien leader du NUM, a promis des réformes pour rassurer les investisseurs. « Nous sommes persuadés que notre industrie minière a encore de beaux jours devant elle », s’est-il risqué à l’African Mining Indaba. A Welkom, il n’y a plus grand monde pour le croire.
Adrien Barbier(Welkom, Afrique du Sud, envoyé spécial)
Quatre compagnies sont en lice pour mieux surveiller les voyageurs qui transitent à l’aéroport de Plaisance.
Après Safe City, Safe Airport… L’Advance Passenger Information et le Passenger Name Record System seront bientôt mis en place à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam. Suivant un appel d’offres lancé fin 2018, le Central Procurement Board a décacheté les enveloppes pour examiner les offres, il y a quelques jours.
Le projet vise à installer, tester et offrir la maintenance du système. Ce logiciel et les équipements informatiques vont permettre une plus grande collaboration entre les aéroports du monde et les compagnies aériennes transitant à Maurice. Le but est d’avoir un œil sur les passagers et d’obtenir des informations sensibles sur eux quand ils arrivent à Maurice. Ce projet est sous la responsabilité du Passport and Immigration Office.
Quatre sociétés sont en lice. Il s’agit de SITA Advanced Travel Solutions Limited du Royaume-Uni, ADEMIA (France) en partenariat avec Harel Mallac Technologies, un consortium composé de PTL Limited de Malte, avec IBM Mauritius Limited et la STATE Informatics Limited (SIL). CRAINS Technologies Limited est la dernière compagnie qui a formulé une offre. La mise en place de ce projet a été repoussé à plusieurs reprises. Alors que les menaces, elles, sont bien réelles dans le monde.
Favori de la présidentielle sénégalaise du 24 février, le chef de l’État sortant, Macky Sall, a su exploiter à son profit la disparition des mastodontes et la recomposition de l’échiquier politique qu’elle a entraînée.