Opération anticorruption au Gabon : huit personnes incarcérées

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Le président gabonais, Ali Bongo, et son épouse, Sylvia, lors de la fête de l’indépendance, à Libreville, le 17 août 2019.
Le président gabonais, Ali Bongo, et son épouse, Sylvia, lors de la fête de l’indépendance, à Libreville, le 17 août 2019. STEVE JORDAN / AFP

Huit personnes ont été placées en détention provisoire dans le cadre d’une vaste opération anticorruption lancée au Gabon, a annoncé jeudi 28 novembre le procureur de Libreville André Patrick Roponat. « Des poursuites sont exercées contre des compatriotes pour des faits de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux (…). Il y a huit personnes qui ont été placées en détention préventive à la maison d’arrêt, et d’autres en liberté provisoire », a annoncé M. Roponat dans une déclaration diffusée à la télévision nationale.

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Dans ce pays d’Afrique centrale régulièrement pointé du doigt dans des affaires de détournement de fonds, un nouveau feuilleton politico-judiciaire a éclaté il y a quelques semaines. D’une ampleur inédite cette fois, car touchant l’entourage de l’ancien homme fort de la présidence gabonaise, Brice Laccruche Alihanga.

129 millions d’euros « volatilisés »

Son limogeage le 7 novembre du poste de directeur de cabinet de la présidence d’Ali Bongo Ondimba, fonction qu’il occupait depuis plus de deux ans, a sonné le coup d’envoi d’une vague d’interpellations sur fond de soupçons de corruption et de malversations financières. M. Laccruche occupe désormais un poste à l’intitulé singulier, celui de ministre chargé du suivi de la « stratégie des investissements humains et des objectifs de développement durable ».

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Au cœur de l’enquête, la gestion d’une entreprise publique, la Gabon Oil Compagny (GOC), où 85 milliards de francs CFA (129 millions d’euros) se seraient « volatilisés », selon un article publié mercredi par le quotidien progouvernemental L’Union. L’administrateur directeur général de cette entreprise, Patrichi Tanasa, proche de M. Laccruche, fait partie des personnes incarcérées, a confirmé à l’AFP son avocat Jean-Paul Moubembe.

En tout, seize personnes ont été déférées devant la justice mercredi. D’autres, interpellées ces derniers jours, n’ont pas encore été présentées devant un juge. Parmi elles, l’ancien porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni, bras droit de M. Laccruche arrêté jeudi, a confirmé à l’AFP son avocate Carole Moussavou.

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