nuit d’intenses bombardements à Stepanakert, capitale de l’enclave

0
66

[ad_1]

Après une journée de calme, les bombardements ont repris pendant toute la nuit de mardi  6 à mercredi 7 octobre à Stepanakert, la capitale de la république autoproclamée du Haut-Karabakh. A intervalles réguliers, presque toutes les heures, les sirènes d’alerte ont résonné dans la ville, plongée dans une obscurité quasi-totale. S’ensuivait à chaque fois une succession de lourdes explosions, dont il n’était pas possible de déterminer avec exactitude la nature : roquette, missile, artillerie ou bombardement aérien. Ces bombardements se poursuivaient au lever du jour. Le bilan de la nuit, matériel ou humain, est pour l’instant inconnu.

Lire aussi Haut-Karabakh : des bombes à sous-munitions, pourtant interdites, ont été utilisées, selon Amnesty

Selon un habitant interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), il s’agit sans aucun doute de la nuit de bombardements la plus intense depuis que les forces azerbaïdjanaises prennent pour cible Stepanakert, ville de 55 000 habitants à près de 1 000 mètres d’altitude dans les montagnes du Karabakh.

Haut-Karabakh Arménie Azerbaïdjan

Dès lundi, Amnesty International dénonçait, dans un communiqué, l’utilisation de bombes à sous-munitions, interdites depuis 2010 par une convention internationale. L’ONG a « corroboré » des informations sur l’usage de ces armes, dénoncé par des vidéos publiées par des sources arméniennes durant le week-end.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Haut-Karabakh : le conflit se propage hors de l’enclave

Dix jours de combat

« L’utilisation de bombes à sous-munitions est interdite en toutes circonstances par la loi humanitaire internationale, rappelait Denis Krivosheev, directeur pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty, cité dans le communiqué. Le déploiement de ces armes qui frappent de façon indiscriminée dans des zones résidentielles est absolument effrayant et inacceptable. » Amnesty International « appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit humanitaire international et à protéger les civils », conclut l’ONG.

Les destructions sont spectaculaires par endroits, comme à proximité du ministère de la défense du gouvernement indépendantiste, où des bâtiments cubiques et grisâtres, à la typique architecture soviétique, ont été particulièrement touchés.

Des combats acharnés opposent depuis plus de dix jours les Arméniens et les Azerbaïdjanais, qui se disputent le Haut-Karabakh, région majoritairement peuplée d’Arméniens qui a fait sécession de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre qui a fait 30 000 morts. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis, et ont déjà fait des centaines de morts.

Lire aussi Haut-Karabakh : l’Azerbaïdjan fait du retrait des forces arméniennes sa « seule condition » pour un cessez-le-feu

Le Monde avec AFP

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: