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Après une journée de calme, les bombardements ont repris pendant toute la nuit de mardi 6 à mercredi 7 octobre à Stepanakert, la capitale de la république autoproclamée du Haut-Karabakh. A intervalles réguliers, presque toutes les heures, les sirènes d’alerte ont résonné dans la ville, plongée dans une obscurité quasi-totale. S’ensuivait à chaque fois une succession de lourdes explosions, dont il n’était pas possible de déterminer avec exactitude la nature : roquette, missile, artillerie ou bombardement aérien. Ces bombardements se poursuivaient au lever du jour. Le bilan de la nuit, matériel ou humain, est pour l’instant inconnu.
Selon un habitant interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), il s’agit sans aucun doute de la nuit de bombardements la plus intense depuis que les forces azerbaïdjanaises prennent pour cible Stepanakert, ville de 55 000 habitants à près de 1 000 mètres d’altitude dans les montagnes du Karabakh.
Dès lundi, Amnesty International dénonçait, dans un communiqué, l’utilisation de bombes à sous-munitions, interdites depuis 2010 par une convention internationale. L’ONG a « corroboré » des informations sur l’usage de ces armes, dénoncé par des vidéos publiées par des sources arméniennes durant le week-end.
Dix jours de combat
« L’utilisation de bombes à sous-munitions est interdite en toutes circonstances par la loi humanitaire internationale, rappelait Denis Krivosheev, directeur pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty, cité dans le communiqué. Le déploiement de ces armes qui frappent de façon indiscriminée dans des zones résidentielles est absolument effrayant et inacceptable. » Amnesty International « appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit humanitaire international et à protéger les civils », conclut l’ONG.
Les destructions sont spectaculaires par endroits, comme à proximité du ministère de la défense du gouvernement indépendantiste, où des bâtiments cubiques et grisâtres, à la typique architecture soviétique, ont été particulièrement touchés.
Des combats acharnés opposent depuis plus de dix jours les Arméniens et les Azerbaïdjanais, qui se disputent le Haut-Karabakh, région majoritairement peuplée d’Arméniens qui a fait sécession de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre qui a fait 30 000 morts. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis, et ont déjà fait des centaines de morts.
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