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Tribune. A Idlib se joue une nouvelle catastrophe humanitaire, l’une des pires d’une crise syrienne qui, en près d’une décennie, en a provoqué d’innombrables. Le régime de Damas persiste dans une stratégie de reconquête militaire du pays à n’importe quel prix, quelles qu’en soient les conséquences pour les civils.
Depuis le mois de décembre 2019, ses opérations dans le Nord-Ouest s’intensifient, avec l’appui de la Russie, et notamment de son aviation. Les frappes aériennes incessantes et le largage de barils d’explosifs ont jeté sur les routes près d’un million de Syriens en quelques semaines. Les structures d’accueil sont saturées, des centaines de milliers de personnes, en majorité des femmes et des enfants, s’amassent dans des campements de fortune, à la merci du froid, de la faim et des épidémies.
Au mépris du droit international humanitaire, les frappes visent délibérément des hôpitaux et des centres de santé, dont soixante-dix-neuf ont dû cesser de fonctionner, des écoles et des abris. Selon le Haut-Commissariat des Nations unis aux droits de l’homme, 298 civils ont trouvé la mort à Idlib, depuis le 1er janvier.
« La lutte contre le terrorisme ne peut pas, ne doit pas, justifier les violations massives du droit international humanitaire »
Nous sommes parfaitement lucides sur la présence de groupes radicaux à Idlib. Nous ne prendrons jamais à la légère le problème du terrorisme : nous le combattons avec détermination, et nous sommes engagés en première ligne dans la lutte contre l’organisation Etat islamique. Mais la lutte contre le terrorisme ne peut pas, ne doit pas, justifier les violations massives du droit international humanitaire, auxquelles nous assistons chaque jour dans le nord-ouest de la Syrie.
Les Nations unies (ONU) ont mis en garde contre le risque d’une crise humanitaire sans précédent si l’offensive en cours se poursuit. Nous appelons le régime syrien et ses soutiens, notamment russes, à mettre un terme à cette offensive et à en revenir aux arrangements de cessez-le-feu de l’automne 2018. Nous les appelons à la cessation immédiate des hostilités et au respect de leurs obligations au titre du droit international humanitaire, en particulier la protection des travailleurs humanitaires et des personnels médicaux, qui paient de leur vie leur engagement en faveur des populations civiles.
Nous appelons également la Russie à poursuivre les négociations avec la Turquie, afin d’aboutir à une désescalade à Idlib et de contribuer à une solution politique.
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