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Leur vie s’est arrêtée le 21 mai 2018. Le jour où le corps dénudé de la petite Léa est retrouvé près d’un ruisseau bordant leur maison.
La petite Léa a perdu la vie le 21 mai 2018, noyée dans un ruisseau situé près du domicile de ses grand-parents, qui étaient famille d’accueil. Son corps avait été retrouvé dénudé et un adolescent de 14 ans, placé chez cette famille, avait au même moment pris la fuite.
Un appel à témoins avait été diffusé par la gendarmerie et le jeune homme avait été retrouvé le lendemain, avant d’être mis en examen et écroué quelques jours plus tard par le parquet de Valenciennes.
Le garçon avait déjà été signalé à plusieurs reprises pour des comportements inadaptés, notamment d’ordre sexuel. Des appels qui sont restés lettre morte, et contre lesquels s’insurge aujourd’hui l’avocat de la famille Marmignon à l’encontre des services sociaux.
“On prenait le petit-déjeuner, le repas du midi, tout le monde était heureux. Après, tout le monde est parti dehors parce qu’il faisait beau mais on n’aurait jamais pensé qu’il aurait fait une chose pareille” confie Marie-Christine Marmignon. “Je comprends pas !“
Son époux, Alain, est lui aussi effondré. “On est toujours dans la douleur du drame qui a frappé notre famille. On n’arrive pas à s’en remettre, on est tous siuvis par des psychologues, des psychiatres.”
Florian a été condamnée par la Cour d’Appel de Douai à 8 ans de prison. Mais qu’on fait les services sociaux. Sont-ils responsable de la situation et du calvaire vécu par les grands-parents ainsi que l’entourage de la petite Léa ?
La famille de la petite Léa ouvre une procédure contre les dysfonctionnements des services sociaux
Après la condamnation à 8 ans de prison du meurtrier de la petite fille de 2 ans et demi, la famille a décidé de lancer une procédure administrative pour faire reconnaître les dysfonctionnements des services sociaux, qui selon elle n’ont rien fait malgré les très nombreux signalements.
Placé en 2005 dans cette famille d’accueil, le jeune garçon a rapidement posé problème. Les Marmignon ont déjà eu à gérer des cas lourds comme une adolescente schizophrène en dix ans. Mais très vite au bout de 15 jours, le couple s’interroge sur la place de l’enfant en famille d’accueil.
Le jeune garçon tente de mettre le feu à la maison, ouvre le gaz en pleine nuit, il fugue, se souvient Alain le grand-père de Lea. Et puis viennent les “problèmes sexuels”, ajoute Marie-Christine.

“Il a été retrouvé la nuit nu dans la chambre d’un autre mineur âgé de 7 ans et lui demandait de faire des choses. Il a été retrouvé dans les toilettes enfermé avec la petite Léa”, confie Maitre Hugo Van Cauwenbergue, l’avocat de la famille qui dresse la longue liste des incidents.
Dans la salle à manger, la petite blonde aux grands yeux bleus est partout, des dizaines de photos de toutes les tailles, tous les jours Alain et Marie Christine vont se recueillir sur la tombe de Lea, 2 ans et demi, retrouvée morte il y a un peu plus de deux ans au fond de leur propriété.
Pour protéger les autres enfants accueillis, et ses petits enfants, Alain Marmignon avait a carrément installé une alarme au dessus de sa chambre.
Des appels et des mails restés sans réponse

Des comportements dangereux sont signalés à de nombreuses reprises à la référente de l’adolescent, mais en vain. Absence de réponse aussi à l’institut médico-psychologique où il séjournait pendant la semaine. Marie-Christine Marmignon assure que l’IME avait maintes fois alerté les services sociaux de “problèmes de comportements, de problèmes sexuels“.
Pourtant rien a été fait. Même pas un suivi médical, et ou psychologique. Me Hugo Van Cauwenbergue, l’avocat de la famille Marmignon, se souvient que pendant le procès, les experts s’étaient étonnés d’un placement en famille d’accueil d’un adolescent comme lui. Même constat des équipes de l’établissement pour mineurs où il est détenu, pour eux il fallait “une prise en charge plus médicale”.
La famille a donc ouvert une procédure administrative pour faire reconnaître les dysfonctionnements des services sociaux. “Il ne faut plus que ça arrive ! quand une famille d’accueil a besoin d’aide, il ne faut pas la laisser toute seule”, explique Alain Marmignon.
Le conseil départemental du Nord qui gère les services sociaux ne communique pas sur le sujet pour le moment.
Une cagnotte pour aider la famille

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