manifestation devant le consulat de Grande-Bretagne

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Les manifestants prodémocratie se sont rassemblés pour demander à Londres de les soutenir, certains proposant que les Hongkongais puissent obtenir la nationalité anglaise ou d’un autre pays du Commonwealth.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h33

Temps de Lecture 2 min.

Les manifestants tiennent un immense Union Jack devant le consulat britannique, dimanche 15 septembre.
Les manifestants tiennent un immense Union Jack devant le consulat britannique, dimanche 15 septembre. Vincent Yu / AP

Au milieu des parapluies chamarrés, symboles de la contestation hongkongaise, se mêlaient des drapeaux britanniques, dimanche 15 septembre. Des centaines de manifestants prodémocratie se sont rassemblés aux abords du consulat de Grande-Bretagne à Hongkong pour demander plus de soutien à Londres. L’hymne britannique aux lèvres, la foule accusait le Royaume-Uni de ne pas suffisamment demander de comptes à Pékin. « Je suis plutôt déçu du fait que la Grande-Bretagne n’ait rien fait pour nous soutenir », a confié Alex Leung, un manifestant. Certaines personnes brandissaient des pancartes reprochant la frilosité de Londres dans ce dossier brûlant sur lesquelles on pouvait lire : « La Déclaration commune sino-britannique est NULLE. »

Hongkong traverse depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions et manifestations quasi quotidiennes pour demander des réformes démocratiques et dénoncer une riposte policière jugée brutale par les contestataires. Conformément à la Déclaration sino-britannique de 1984, qui avait présidé à la rétrocession, Hongkong est une région semi-autonome dirigée sous le principe « Un pays, deux systèmes », et jouit à ce titre de libertés inconnues dans le reste de la Chine, et ce, jusqu’en 2047. Mais les militants prodémocratie accusent Pékin de s’asseoir sur ses promesses en augmentant son emprise politique sur le petit territoire et en refusant de lui accorder un véritable suffrage universel. La crise est née en juin du rejet d’un projet de loi hongkongais, désormais enterré, qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

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Acquérir la citoyenneté britannique

Plusieurs manifestants demandaient la possibilité pour les Hongkongais d’obtenir la nationalité de la Grande-Bretagne ou d’un autre pays du Commonwealth. Des centaines de milliers de Hongkongais ont obtenu avant ou après la rétrocession un passeport particulier émis par Londres et réservé aux « citoyens britanniques de l’étranger » (British National Overseas, BNO), un titre qui facilite les entrées en Grande-Bretagne mais ne donne aucun droit de travail ou de résidence. « Au moins, avec la citoyenneté pleine et entière, ils pourraient protéger les Hongkongais face au gouvernement chinois », a déclaré Anthony Chau, un manifestant titulaire d’un passeport BNO. Environ 130 parlementaires britanniques ont signé cette semaine une lettre ouverte appelant la Grande-Bretagne et les pays du Commonwealth à accueillir les Hongkongais qui souhaiteraient émigrer.

Les manifestants hongkongais ont, ces derniers temps, intensifié leurs efforts pour sensibiliser la communauté internationale à leur cause et recueillir le soutien des pays étrangers. Peu après cette action devant le consulat, des dizaines de milliers de personnes ont commencé à défiler dans des quartiers du centre de l’île de Hongkong, de Causeway Bay à Central, alors que la police leur avait interdit de descendre dans la rue.



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