[ad_1]
Juriste et avocate, Maria Elisabetta Casellati est entrée en politique en 1994, au côté de Silvio Berlusconi. En 2018, elle a été élue à la charge de présidente du Sénat, la deuxième plus importante de l’Etat − et un rouage essentiel du système institutionnel italien, bouleversé depuis de 8 mars par la mise en place d’un confinement très strict.
Les mesures d’urgence ont pris effet il y a un mois, et elles sont très respectées. Cela vous surprend ?
Les Italiens ont réagi avec conscience et sens des responsabilités. Les règles sont rigoureusement respectées, et on perçoit une grande énergie positive dans la participation à l’effort commun. Ça ne m’étonne pas, je connais bien le peuple italien. Dans tout le pays, un élan de solidarité s’est créé. Plus de 7 200 médecins et 9 400 infirmiers volontaires, dont beaucoup étaient déjà à la retraite, ont repris leur blouse et se sont rendus disponibles dans les salles des hôpitaux. Grâce à ces énergies et à des donations généreuses, au bout de quelques semaines deux nouveaux hôpitaux, à Milan et à Bergame, ont été réalisés. Cœur, professionnalisme, courage, solidarité et créativité. C’est ça le vrai esprit des Italiens !
Quel est le rôle du Parlement dans un moment si particulier ? Comment peut-on contrôler le travail du gouvernement, et quel est le travail de la présidente du Sénat ?
Le Parlement, plus que jamais, a un rôle fondamental. Lorsque les décisions du gouvernement ont une incidence sur les droits constitutionnels des citoyens, le Parlement doit rappeler sa centralité, et son rôle de gardien de la démocratie. Le dialogue avec les chambres représente aussi pour le gouvernement l’occasion de responsabiliser toutes les forces politiques. Depuis des semaines, je travaille à garantir le bon fonctionnement du Sénat en cherchant à conjuguer l’opérativité et la protection de la santé. Les institutions ne peuvent s’arrêter. A plus forte raison au milieu de la plus grave pandémie de l’histoire contemporaine.
Le coût économique de cette pandémie sera très élevé. Comment peut-on chercher à limiter les dommages ?
L’urgence sanitaire a provoqué un choc dramatique. Nombre d’activités ont été fermées, les familles doivent faire de graves sacrifices. L’Italie est en train de payer un prix très élevé, c’est pourquoi le système-pays doit dès maintenant être soutenu en sauvegardant l’emploi.
Il n’y aura pas de reprise sans travail. Dans un tel scénario, des tests sérologiques généralisés, afin d’identifier ceux qui sont immunisés, permettraient de cibler des activités pouvant être tout de suite rouvertes en toute sécurité. Nombre de mesures sont possibles. Je pense aux aides pour les citoyens et les entreprises, à des instruments pour encourager l’innovation, la reconversion et l’amélioration des processus de production en misant sur nos excellences. Il va être nécessaire de simplifier les procédures administratives, de faciliter l’accès au crédit, de soutenir un moratoire fiscal et d’encourager la compensation des dettes et des créances entre l’Etat et les citoyens.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
