l’université de Kaboul visée par une attaque, une vingtaine d’étudiants tués

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Au moins dix-neuf personnes, des étudiants pour la plupart, ont été tuées et vingt-deux blessées dans une attaque menée, lundi 2 novembre, par des hommes armés qui ont pris d’assaut l’université de Kaboul, ont déclaré des responsables. Les affrontements ont opposé pendant plusieurs heures les assaillants aux forces de sécurité à l’intérieur de l’université, la plus grande du pays, selon le ministère de l’intérieur.

« Trois assaillants sont impliqués. L’un d’eux a fait exploser la charge qu’il portait sur lui au début de l’attaque, deux ont été abattus par les forces de sécurité », a précisé le porte-parole du ministère. « L’attaque est terminée mais, malheureusement, 19 personnes ont été tuées et 22 autres blessées », a déclaré Tariq Arian sur Twitter. Les talibans ont assuré ne pas être impliqués dans cet assaut. Le porte-parole de la police de Kaboul a affirmé que la plupart des tués étaient des étudiants.

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Le chaos et la confusion

L’attaque a été lancée lorsque des responsables gouvernementaux arrivaient sur le campus pour inaugurer une foire du livre iranien, a précisé un porte-parole du ministère de l’éducation supérieure. Les hommes armés ont fait irruption sur le campus, provoquant la fuite de centaines de personnes, certaines tentant même d’escalader le mur d’enceinte pour échapper aux tirs.

Les forces de sécurité afghanes ont, par la suite, encerclé le secteur, bloquant toutes les routes menant à l’université, ont rapporté des témoins et un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). Des étudiants ont raconté le chaos et la confusion provoqués par l’assaut. « On étudiait dans l’une des salles de classe lorsqu’on a entendu soudain des tirs éclater dans l’université », a déclaré l’un d’eux, âgé de 23 ans, ajoutant qu’il avait été bloqué, ainsi que plusieurs autres étudiants, pendant plus de deux heures avant d’être secouru. « Nous avions très peur et avons pensé que c’était peut-être le dernier jour de notre vie (…) les filles et les garçons criaient, priaient et appelaient à l’aide. »

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Le Monde avec AFP

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