L’Union européenne prend des sanctions contre les responsables de la répression en Biélorussie

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Un policier se tient devant un bâtiment du gouvernement biélorusse à Minsk, le 14 août.

Les vingt-sept ministres des affaires étrangères de l’Union européenne réunis, vendredi 14 août, en visioconférence pour un conseil extraordinaire, ont décidé d’adopter des sanctions individuelles à l’encontre de dirigeants biélorusses responsables des « violences, de la répression et de la falsification des résultats électoraux ». « L’Union européenne n’accepte pas les résultats des élections » a renchéri Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à l’issue du conseil.

Nouvelle preuve, s’il en était besoin, de la course en avant sécuritaire dans laquelle s’enferre Alexandre Loukachenko, le président biélorusse, dont l’élection, entachée de fraudes et d’irrégularités, est contestée dans la rue par des milliers de manifestants depuis dimanche.

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La violence généralisée du régime à l’encontre des protestataires, qui contestent le résultat des élections du 9 août, était au cœur des débats de ce conseil, convoqué par Josep Borrell. Avant le début des discussions, Heiko Maas, ministre des Affaires étrangères allemand, donnait le ton : « Les responsables des mauvais traitements doivent être sanctionnés et les résultats des élections doivent être réévalués. »

Sanctionner les dirigeants biélorusses. C’est bien l’idée qui circulait depuis quelques jours entre les capitales européennes et à laquelle avaient adhéré Josep Borrell et Ursula Von Der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Clément Beaune, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, qui représentait la France lors de ce conseil, a souligné le « plein engagement de la France au principe des sanctions individuelles ciblées ».

Seule la Hongrie avait manifesté des réserves à l’idée « d’ostraciser » la Biélorussie. Mais cette opposition de principe ne s’est pas traduite par un blocage au sein du conseil des ministres, qui décide à l’unanimité.

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Les sanctions – gel des avoirs, interdictions de voyager dans l’Union européenne – décidées par les ministres s’intégreront dans un cadre préexistant, celui qui prévalait contre Minsk jusqu’en 2015, date où il fut en grande partie levé. Elles viseront des dirigeants biélorusses, dont la liste reste à définir, impliqués dans la répression des manifestants. Mais le travail pour les mettre en place ne fait que commencer.

« Certains Etats craignent que de trop fortes sanctions poussent davantage le régime biélorusse dans les bras de la Russie », décrypte Pierre Vimont, ancien secrétaire général du service européen pour l’action extérieure, aujourd’hui chercheur à Carnegie Europe.

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