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Son passage a entraîné cinq morts et endommagé quelque 13 000 maisons. La tempête devrait s’approcher de la côte est de la Floride entre mardi soir et mercredi matin.
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Cinq morts, au moins 13 000 habitations dévastées, un premier bilan provisoire du passage de l’ouragan Dorian a été communiqué par les autorités de l’archipel caribéen des Bahamas, lundi 2 septembre, ainsi que par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le premier ministre, Hubert Minnis, a évoqué « une tragédie historique ». « Notre mission et notre objectif sont désormais la recherche, le sauvetage et la reconstruction », a-t-il précisé.
Ils s’annoncent longs et difficiles. L’ouragan est en effet passé presque au ralenti dans la nuit de dimanche à lundi au-dessus des îles Abacos avant de stationner dans la journée de lundi à environ 25 miles (40 kilomètres) au nord de Grand Bahama. Ces deux îles se trouvent elles-mêmes au nord de Nassau. Cette lenteur a accentué les effets dévastateurs de ses vents très violents et des pluies torrentielles qui les accompagnent, même si Dorian a été rétrogradé dans la journée en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson.
Conditions « apocalyptiques »
« Les premiers rapports en provenance d’Abaco indiquent que les dégâts sont considérables et sans précédent », a déclaré M. Minnis. « Ils sont profondément inquiétants. Les images et les vidéos que nous voyons sont déchirantes », a-t-il ajouté. Michael Scott, le gestionnaire d’un complexe hôtelier de Grand Bahama cité par le New York Times lundi, a évoqué des conditions « apocalyptiques ». Le ministre de l’agriculture des Bahamas, Michael Pintard, qui vit sur cette île, est parvenu à diffuser un film pris à l’intérieur de sa maison inondée, battue par des vagues d’eau boueuse.
Le parcours singulier de Dorian a empêché lundi l’envoi de secours. « Cela retardera toute possibilité d’entrer dans ces deux îles et de collecter des informations spécifiques sur le niveau d’impact » a estimé lundi Ronald Jackson, le directeur exécutif de la Caribbean Disaster Emergency Management Agency chargée des opérations, qui ne pourront pas débuter avant mercredi. La plupart de la population de ces deux îles avait été évacuée avant l’arrivée de l’ouragan, ou rassemblée dans des abris.
L’ampleur des dégâts qu’esquisse le premier bilan est d’autant plus impressionnante que les Bahamas ont adopté depuis près de deux décennies des normes contraignantes en matière de construction, en imposant notamment aux nouveaux édifices une résistance à des vents de plus de 200 km/h. Ces normes sont assez proches de celles en vigueur dans le sud de la Floride, soumise aux mêmes aléas climatiques. L’archipel est sans doute l’un des mieux armés des Caraïbes face à des phénomènes météorologiques aussi intenses.
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