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La militante saoudienne des droits humains Loujain Al-Hathloul a été condamnée, lundi 28 décembre, à cinq ans et huit mois de prison par un tribunal spécialisé dans les affaires antiterroristes, ont rapporté plusieurs médias saoudiens. Elle a été reconnue coupable de « diverses activités prohibées par la loi antiterroriste », a précisé le média en ligne Sabq, dont un représentant a assisté à l’audience.
La militante est en détention provisoire depuis plus de deux ans, une période prise en compte dans la peine prononcée, ont expliqué des médias saoudiens citant le jugement du tribunal.
Loujain Al-Hathloul a été arrêtée avec d’autres militantes en mai 2018, peu avant la levée de l’interdiction de conduire faite aux Saoudiennes, une réforme pour laquelle ces femmes militaient.
Grève de la faim
Selon le ministre des affaires étrangères saoudien, Fayçal ben Farhan Al-Saoud, Loujain Al-Hathloul, âgée de 31 ans, est accusée d’avoir été en contact avec des Etats « hostiles » au royaume et d’avoir transmis des informations confidentielles. Mais sa famille affirme que le gouvernement saoudien n’a apporté aucune preuve tangible à l’appui de ces accusations.
La famille de Loujain Al-Hathloul a annoncé, le 25 novembre, que son cas avait été transféré par un juge de la cour pénale de Ryad à une cour chargée des affaires de terrorisme. Cette cour pénale spécialisée a été créée en 2008 pour juger les affaires de terrorisme, mais elle a largement servi depuis à juger des prisonniers politiques, selon des organisations de défense des droits humains.
L’Arabie saoudite est très critiquée en Occident concernant son bilan en matière de droits humains. La militante avait entamé une grève de la faim en prison, le 26 octobre, avant de l’interrompre deux semaines plus tard, selon sa famille et Amnesty International.
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