« Londres parti, faisons des Commissaires de l’UE des ministres »

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Tribune. Les Anglais sont partis. Et maintenant ? Allons-nous continuer avec la même lassitude et la même inertie ? Ne pas se servir du Brexit pour relancer l’Union européenne serait une grave erreur. Mais comment faire ? Prenons quelques-uns des veto britanniques et tentons de les transformer, maintenant qu’ils ne sont plus là, comme autant d’occasions de relance en nous concentrant sur l’intérêt des citoyens. Les veto sont nombreux, j’en ai choisi trois. En guise de conclusion, j’ajouterai un mot, une simple définition à modifier dans le lexique européen.

Les trois veto historiques portent sur la fiscalité, l’enseignement et l’Agenda social. Ce n’est pas rien ; nous sommes au cœur de la relation entre les citoyens et l’Etat. Sur l’imposition, le veto britannique contre l’harmonisation fiscale a créé un système hybride qui est devenu insoutenable. Dans la zone euro, nous avons la même monnaie, les capitaux sont toujours plus mobiles, mais tous les systèmes fiscaux sont différents avec, surtout, quelques paradis fiscaux franchement insupportables, dont la présence rend plus difficile l’action des autres gouvernements sur la fiscalité. Contourner ce veto d’un autre âge et anachronique aurait des effets tout à fait bénéfiques pour la population.

Un Erasmus à 16 ans

Le deuxième veto porte sur l’enseignement. Jacques Delors, pour passer outre le veto de Margaret Thatcher sur la question, dut utiliser le principe communautaire de « mobilité des citoyens » pour créer Erasmus, l’étendard européen le plus symbolique. Mais l’on pourrait réaliser aujourd’hui des avancées plus directes au bénéfice de la population étudiante, du corps enseignant et des familles. Pour n’en citer qu’une : un Erasmus à 16 ans, dans le cadre du cursus obligatoire de toutes les écoles européennes. Trois mois dans un autre pays pour chaque jeune de 16 ans, à charge du budget européen. Une expérience unique, surtout pour les familles qui ne sont pas en mesure de financer cette chance extraordinaire.

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Enfin, le veto sur l’Agenda social de l’UE. Après la gravissime crise financière que nous avons connue, l’UE, privée de son pilier social, perd la confiance de ses citoyens, qui la critiquent sur son orientation par trop monétaire et financière. Maintenant que les porteurs de ce veto historique thatchérien ont quitté le navire, il serait possible et surtout nécessaire d’avancer vers une Europe plus sociale, que ce soit en matière de salaire minimum, de lutte commune contre le chômage ou d’intégration des systèmes de sécurité sociale.

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