L’Iran enterre Mohsen Fakhrizadeh, architecte de son programme nucléaire

0
83

[ad_1]

Sur cette photo fournie par le ministère iranien de la défense, des membres des forces iraniennes portent le cercueil du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh lors d’une cérémonie funéraire à Téhéran, le 30 novembre.

Des funérailles dignes d’une des plus hautes autorités du pays. Lundi 30 novembre, le corps de Mohsen Fakhrizadeh, soupçonné d’avoir été l’architecte d’un programme nucléaire iranien à possible dimension militaire, assassiné vendredi près de Téhéran, a été enterré dans l’Emamzadeh Saleh, un sanctuaire où reposent deux autres scientifiques nucléaires assassinés en 2010 et 2011, ainsi que des « martyrs » de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Le physicien, qui vivait sous escorte policière et se déplaçait en voiture blindée, a été inhumé sous une grande affiche à l’effigie du guide suprême, Ali Khamenei, et de l’ancien chef de la force Al-Qods (la branche des gardiens de la révolution chargée des opérations extérieures), le général Ghassem Soleimani, assassiné en Irak, en janvier 2020, par un drone américain.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, acteur-clé du programme nucléaire iranien

Un dernier adieu avait été rendu tôt le matin au ministère de la défense, à Téhéran. Samedi et dimanche, sa dépouille, couverte d’un drapeau iranien, avait été honorée dans les villes saintes de Machhad et de Qom, puis au mausolée de l’imam Khomeyni, le fondateur de la République islamique, à Téhéran. Durant les funérailles, le ministre de la défense, Amir Hatami, a soutenu que l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh « ne resterait pas sans réponse ». Il annonçait aussi le doublement du budget de l’organisation Sépand, en charge de la recherche et de l’innovation en matière de défense, dont M. Fakhrizadeh était un vice-président.

Vol d’archives

Avec ce scientifique, c’est une somme de connaissances accumulées qu’aurait visée Israël, désigné comme coupable par Téhéran. Impliqué dès la fin des années 1980 dans la recherche nucléaire, ce physicien n’était pas « le père » d’un programme à possible dimension militaire, selon la dénomination prudente de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont Téhéran a toujours démenti l’existence. Mais M. Fakhrizadeh avait, tôt, contribué à la reprise de ces travaux, lancés par le régime du chah avant d’être interrompus par la révolution de 1979, et que les experts soupçonnent d’avoir été relancés entre 1982 et 1984.

Engagé contre l’invasion de l’Iran par l’Irak de Saddam Hussein (1980-1988), M. Fakhrizadeh aurait combattu aux côtés de Fereydoun Abbassi Davani, l’ancien chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, lui-même visé par une tentative d’assassinat en 2010. M. Abbassi Davani a salué la mémoire d’« un gestionnaire compétent et un scientifique prestigieux [qui] peut être élevé au même rang que le martyr Soleimani dans le domaine des sciences et techniques ».

Il vous reste 61.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: