L’impossible campagne des démocrates à l’ère du coronavirus

0
90

[ad_1]

Joe Biden et Bernie Sanders, lors du dernier débat démocrate, à Washington, le 15 mars.
Joe Biden et Bernie Sanders, lors du dernier débat démocrate, à Washington, le 15 mars. Kevin Lamarque / REUTERS

Stoppées net depuis plus de deux semaines, les primaires démocrates pour l’investiture présidentielle ont repris mardi 7 avril dans le Wisconsin. Paradoxalement, ce premier scrutin organisé depuis que la pandémie frappe de plein fouet les Etats-Unis a été dû à l’obstination du Parti républicain. Le Grand Old Party (GOP) a contré toutes les tentatives du gouverneur démocrate Tony Evers pour repousser le vote, privilégiant la tentative de réélection, le même jour, d’un juge conservateur de la Cour suprême de cet Etat.

Cette dernière s’est d’ailleurs opposée à un report, lundi. Le Congrès majoritairement républicain de cet Etat du Midwest avait fait de même deux jours plus tôt. Les juges conservateurs de la Cour suprême des Etats-Unis ont enfin invalidé la décision d’un juge fédéral de rallonger les délais pour les votes par correspondance que les démocrates souhaitaient encourager pour limiter les risques de contagion.

Lire aussi Coronavirus : près de 2 000 morts en 24 heures aux Etats-Unis, pire bilan journalier mondial

Ce maintien des élections, alors que les spécialistes de la santé ne cessent d’appeler au respect des gestes barrière contre le virus, a produit les résultats attendus. Faute de volontaires pour encadrer les opérations de vote, les grandes agglomérations dans lesquelles les démocrates sont majoritaires ont considérablement réduit le nombre de bureaux. Milwaukee n’en comptait que cinq contre centre quatre-vingts ordinairement, et Green Bay deux au lieu de trente et un.

Les queues interminables ont eu un effet certainement dissuasif sur les électeurs alors que les opérations de vote étaient moins affectées par les restrictions dans les zones rurales dominées par les conservateurs. Une décision de justice a interdit par ailleurs la publication des résultats avant le 13 avril.

Confirmation d’un un vote utile en faveur de Joe Biden

Cette obstination républicaine, soutenue activement par le président des Etats-Unis, Donald Trump, qui a appelé à voter lundi soir quelques heures seulement après avoir rappelé en conférence de presse l’importance du respect des règles de distanciation sociale, a éclipsé l’enjeu pour les démocrates du vote de mardi.

Il y a quatre ans, le sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders, avait nettement battu dans le Wisconsin la favorite, Hillary Clinton avec plus de 56 % des suffrages contre seulement 43 % pour l’ancienne secrétaire d’Etat. Les rares sondages qui ont été publiés avant la primaire de mardi accordaient au contraire une large avance à l’ancien vice-président Joe Biden.

Depuis son spectaculaire rétablissement en Caroline du Sud, le 29 février, après des débuts catastrophiques, ce dernier a creusé un écart significatif en termes de délégués par rapport au sénateur indépendant. Il en dispose désormais de 1 217 contre seulement 914 pour son adversaire alors qu’il faut en obtenir au moins 1 991 pour être assuré d’être le candidat démocrate à la présidentielle de novembre.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: