L’Espagne en état d’alerte après avoir tardé à faire face

0
101

[ad_1]

En Catalogne, la ville d’Igualada a été confinée, vendredi 13 mars.
En Catalogne, la ville d’Igualada a été confinée, vendredi 13 mars. Joan Mateu / AP

L’état d’urgence devait être décrété en Espagne, ce samedi 14 mars, lors d’un conseil des ministres extraordinaire. « Des décisions exceptionnelles seront prises (…) afin de mobiliser toutes les ressources de l’ensemble de l’Etat, économiques et sanitaires, aussi bien publiques que privées, civiles que militaires, afin de mieux protéger la santé de tous nos ­citoyens », a annoncé le chef du ­gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez, lors d’une allocution ­solennelle, vendredi.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Face au Covid-19, l’espace Schengen de libre circulation menacé d’implosion

Il pourrait notamment limiter la liberté de circulation et ordonner des réquisitions de matériel, ou suspendre les élections régionales prévues le 5 avril au Pays basque et en Galice, dont la tenue est de plus en plus contestée.

L’Espagne est devenu le deuxième pays européen le plus frappé par le Covid-19, passant ­devant la France. Vendredi soir, le dernier bilan du ministère ­espagnol de la santé faisait état de 4 231 personnes infectées et de 121 morts, dont près de la moitié dans la seule région de Madrid. La veille, ils étaient respectivement 3 004 et 84. M. Sanchez a ­prévenu que le seuil des 10 000 contaminés devrait être atteint « la semaine prochaine ». Et, pour y ­mettre un frein, le temps des ­mesures graduelles est fini.

Prise de conscience brutale

Le gouvernement entend mettre en œuvre un plan de 18 milliards d’euros, présenté le 12 mars, pour faire face à l’urgence. Il s’agit de soutenir les entreprises et ­plusieurs régions autonomes (la gestion de la santé publique est décentralisée).

Mercredi 11 mars, dans la région de Madrid et à la Rioja, les crèches ont été fermées, tandis que toutes les classes, jusqu’à l’université, ont été suspendues, de même que les visites aux maisons de retraite. Cette mesure a été adoptée ­vendredi par le Pays basque, la ­Catalogne et la Galice.

Puis, sous pression du gouvernement espagnol, toutes les autres régions ont annoncé à leur tour la fermeture des centres éducatifs à partir de lundi 16 mars. Certaines, non sans rechigner : « Il est aussi risqué que les enfants jouent dans un parc que dans la cour de récréation », se plaignait jeudi matin le président socialiste de la région de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : l’Espagne prend conscience avec retard de l’ampleur de l’épidémie

Ailleurs, la prise de conscience a parfois été brutale. En Catalogne, où 509 personnes ont été diagnostiquées, la ville d’Igualada s’est ainsi réveillée vendredi matin entourée d’un cordon policier. Dans cette commune confinée de 40 000 habitants, 58 cas ont été détectés dont 36 membres du personnel médical, ce qui a provoqué l’isolement de 200 professionnels de santé. Le maire a lancé un appel à l’aide, demandant l’envoi de médecins en renfort.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: