Les violentes manifestations prodémocratie éclipsent le 70e anniversaire du régime chinois

0
325

[ad_1]

Les manifestants entendaient profiter des célébrations du 70e anniversaire de la République populaire pour crier encore plus fort leur ressentiment à l’égard du régime.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h35

Temps de Lecture 3 min.

Pour la première fois, un manifestant a été blessé par un tir à balle réelle de la police.
Pour la première fois, un manifestant a été blessé par un tir à balle réelle de la police. GEMUNU AMARASINGHE / AP

C’était l’objectif des contestataires. Les manifestations prodémocratie à Hongkong, mardi 1er octobre, ont éclipsé les colossales célébrations du 70e anniversaire du régime communiste chinois. Alors que 15 000 soldats avaient défilé au pas de l’oie au cœur de Pékin, à 2 000 km au sud, les manifestants ont défié à nouveau la police hongkongaise pour dénoncer l’emprise de la Chine sur le territoire autonome.

Ils avaient ainsi appelé à une « Journée de chagrin » mardi, également fériée dans l’ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997. Des dizaines de milliers d’entre eux sont descendus dans les rues pour des manifestations interdites, qui ont donné lieu à de nouveaux affrontements avec les forces de l’ordre.

Suivre la situation en direct : Affrontements à Hongkong : un manifestant blessé par balle, une première depuis le début du mouvement

Pour la première fois, un manifestant a été blessé par un tir à balle réelle de la police. « Un policier a tiré avec son arme à feu après avoir été attaqué et un manifestant a été touché à la poitrine dans le quartier de Tsuen Wan », a annoncé une source policière. Une porte-parole de l’Autorité hospitalière a affirmé que 15 personnes avaient été hospitalisées, dont une dans un état critique.

Dans l’île de Hongkong, des manifestants ont marché vers le bureau de représentation du gouvernement central, régulièrement la cible de la contestation. Ils ont jeté des œufs sur un portrait du président chinois, Xi Jinping, et arraché de grandes affiches célébrant l’anniversaire du régime communiste, avant de les piétiner.

Appel à la « désescalade »

Les manifestants entendaient profiter des célébrations du 70e anniversaire de la République populaire pour crier encore plus fort leur ressentiment à l’égard du régime chinois, dénoncer le recul des libertés et la violation, selon eux, du principe « Un pays, deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession de 1997.

S’exprimant lundi soir, Xi Jinping s’est engagé à poursuivre l’application de ce principe, tout en défendant l’unité nationale : « L’unité, c’est le fer et l’acier. L’unité est source de force », a-t-il lancé, alors que son régime a laissé planer ces derniers mois le spectre d’une intervention pour rétablir l’ordre.

Lire notre récit : Chine : soixante-dix ans de règne de l’Etat-parti

Trente ans tout juste après la répression sanglante du mouvement démocratique de la place Tiananmen, à Pékin, qui avait donné un coup d’arrêt au développement économique chinois, nombre d’experts doutent cependant que le régime communiste prenne un tel risque dans un centre financier international comme Hongkong. L’Union européenne a appelé mardi à la « désescalade » et à la « retenue ».

« Rien ne peut empêcher le peuple chinois d’aller de l’avant »

A Pékin, les soldats, accompagnés de centaines de chars, missiles et avions de combat, ont défilé devant les plus hauts dirigeants du pays rassemblés au balcon de la porte Tiananmen, l’endroit même où Mao Zedong proclama la République populaire, le 1er octobre 1949. Habillé en costume mao, le président Xi Jinping a lancé :

« Rien ne peut ébranler les fondations de notre grande nation. Rien ne peut empêcher la nation et le peuple chinois d’aller de l’avant. »

Lire notre compte-rendu : « Aucune force ne peut entraver le progrès du peuple chinois et de la nation chinoise »

Des milliers d’invités rassemblés sur l’immense place Tiananmen ont agité une mer de fanions rouges face au président chinois, qui venait de passer les troupes en revue, avant le départ du défilé, le plus grand jamais organisé par la Chine, selon le quotidien Global Times.

L’avant-garde de la technologie militaire chinoise a été exhibée, notamment le missile nucléaire intercontinental DF-41, qui a défilé pour la première fois. Cet engin, d’une portée supposée de 14 000 km, pourrait en théorie atteindre le territoire des Etats-Unis. L’événement a pour objet de faire vibrer la fibre patriotique en célébrant l’émergence de la République populaire au cours des dernières décennies et son statut de deuxième puissance économique mondiale.

Xi Jinping, qui a encore renforcé l’autorité du Parti communiste chinois (PCC) depuis son arrivée au pouvoir, à la fin de 2012, est parfois considéré comme le plus puissant dirigeant chinois depuis Mao (1949-1976).

Le défilé militaire a été suivi d’une grande parade rassemblant quelque 100 000 figurants enthousiastes autour de 70 chars de carnaval. La journée doit s’achever par un feu d’artifice colossal tiré de la place Tiananmen.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: