les Vingt-Sept invités à se prononcer sur l’ouverture des frontières extérieures de l’Union

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Réouverture partielle de l’aéroport d’Orly, dans le sud de Paris, le 24 juin.

Il aura fallu beaucoup de temps pour l’ébaucher, il en faudra, encore, pour qu’elle soit enfin approuvée : la liste des pays dont les ressortissants pourront, dès le mercredi 1er juillet en principe, entrer sur le territoire de l’Union européenne, est décidément un casse-tête.

Vendredi soir, le Comité des représentants permanents (Coreper), qui réunit les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne (UE), est parvenu, après de longues tractations, à trouver un accord sur une liste de quatorze pays. A savoir l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Thaïlande, l’Uruguay, les trois Etats du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), deux Etats des Balkans (Monténégro, Serbie) et la Géorgie. Le Royaume-Uni est encore traité comme un Etat membre durant la période de transition, avant le Brexit.

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La liste aurait dû être adoptée durant le week-end. Elle ne l’a pas été, certaines capitales ayant réclamé un délai supplémentaire avant de se prononcer. Finalement, la Croatie, qui exerce la présidence tournante de l’Union jusqu’à mercredi, devait lancer, lundi 29 juin avant midi, une « procédure écrite », invitant − dans un délai court − les capitales à indiquer si elles approuvent la proposition du Coreper, la rejettent, ou s’abstiennent. Le texte doit recueillir une majorité qualifiée (55 % des Etats représentant au moins 65 % de la population européenne). Une minorité de blocage peut-être obtenue avec quatre Etats, regroupant 35 % de la population.

Un « engagement fort »

Interrogée dimanche, la présidence croate indiquait qu’a priori, aucun problème de fond ne se posait. La liste des pays retenus devrait donc, sauf surprise, être approuvée. Et aucun débat ne devrait être rouvert à propos, par exemple, de l’exclusion des Etats-Unis, de la Russie, d’Israël, de la Turquie ou de l’Arabie saoudite. La situation de la pandémie de Covid-19 y a été jugée plus grave qu’en Europe. La Chine fait figure d’exception : les voyageurs chinois pourraient entrer en Europe, mais à condition que leur pays respecte le principe de réciprocité en autorisant les voyages des Européens en Chine. Ce n’est pas le cas à ce stade, et c’est jugé improbable à court terme.

Ces décisions auront-elles des conséquences politiques ? Si certaines pressions ont clairement été exercées et si des pays membres avaient d’évidentes difficultés à imaginer le bannissement de certaines nationalités – pour des raisons économiques, stratégiques, voire touristiques – un « engagement fort » a finalement prévalu, affirme une source diplomatique.

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