les secteurs aérien et aéronautique plombés par la probable restriction durable des vols

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Un avion de la compagnie aérienne United Airlines, à l’aéroport de Newark, dans le New Jersey.
Un avion de la compagnie aérienne United Airlines, à l’aéroport de Newark, dans le New Jersey. CHRIS HELGREN / REUTERS

« C’est un moment extraordinaire pour explorer l’Amérique. » Le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin a invité lundi matin 4 mai ses concitoyens à visiter leur pays et n’a pas été en mesure de dire si les restrictions aériennes avec l’Europe et l’Asie seraient levées cette année. C’est « trop dur à dire », a précisé M. Mnuchin sur la chaîne Fox Business. Il a certes imaginé des autorisations « limitées » pour les voyages d’affaires mais précisé que la priorité était la réouverture du marché intérieur. Fin janvier, Donald Trump a interdit les voyages en provenance de Chine et a pris une décision similaire début mars vis-à-vis de l’Europe.

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La déclaration a accentué le pessimisme dans le milieu a aérien et aéronautique. Une mauvaise nouvelle supplémentaire après les déclarations de Warren Buffet, patron du groupe Berkshire Hathaway, qui a annoncé samedi 2 mai lors de son assemblée générale des actionnaires qu’il avait vendu toutes ses actions dans les compagnies aériennes américaines, pour un total de 6 milliards de dollars. « L’aérien – j’ai peut-être tort et j’espère avoir tort –, je pense que cela a changé fondamentalement », a expliqué le milliardaire d’Omaha, estimant que même si le trafic revenait à 70 % de sa capacité dans les prochaines années, il y aurait quand même une énorme surcapacité d’avions.

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Compagnies renflouées

Lundi, les actions de Delta, United, American et SouthWest ont fini sur des reculs compris entre 5,1 et 7,7 %. Les compagnies ont été renflouées à hauteur de 25 milliards de dollars par l’Etat fédéral américain, et font la course aux liquidités en empruntant sur les marchés financiers, mais les propos de M. Buffett ont fait réaliser aux investisseurs la profondeur et la persistance de la crise dans les secteurs aéronautique et aérien.

Dans le même temps, General Electric reculait de 4,5 %. L’ancienne première capitalisation mondiale, en déconfiture, a annoncé qu’elle allait se séparer de 13 000 salariés (un quart des effectifs) dans son activité de moteur d’avions, qui était de loin la plus rentable et a connu une baisse de 40 % de ses profits au premier trimestre. L’entreprise souffre du recul des ventes de moteurs (45 %) mais aussi de la chute de la maintenance et de la réparation (moins 60 % en avril) Fin 2019, GE avait 205 000 salariés, un recul de 78 000 sur un an. L’entreprise tient pour l’instant parce qu’elle dispose de 47 milliards de dollars de cash, notamment grâce à la vente cet hiver de sa division de biopharmacie pour 20 milliards de dollars à Danaher.

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