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Paul Biya, le président camerounais. © Lintao Zhang/AP/SIPA
Dans les prisons camerounaises, surpeuplées et en proie à la violence, le pouvoir a fait de l’accès aux soins un moyen de régulation politique.
Un jour ou l’autre, ils finissent par être admis dans ce bâtiment discret, pompeusement baptisé « pavillon haut standing », construit dans l’ombre du vieil Hôpital central de Yaoundé. Comme pour empêcher toute comparaison avec la crasse et le délabrement des murs de l’hôpital public, bâti à l’époque coloniale. Ou comme s’il fallait protéger l’identité de certains de ses pensionnaires.
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