les ministres de l’agriculture de l’UE trouvent un accord

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Les ministres de l’agriculture espagnol, Luis Planas, portugaise, Maria do Ceu Albuquerque, et français, Julien Denormandie, lors d’une réunion à Bruxelles le 21 septembre.

Au terme de longues heures de négociations, les ministres de l’agriculture de l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord mercredi 21 octobre sur une réforme de la nouvelle politique agricole commune (PAC), destinée à mieux prendre en compte les défis environnementaux et climatiques.

« Après une longue lutte, nous sommes arrivés à un accord crucial », a déclaré la ministre de l’agriculture allemande, Julia Klöckner (CDU), à l’issue d’une réunion des ministres à Luxembourg, tôt mercredi, assurant qu’un « bon équilibre » avait été trouvé entre souci de durabilité, contraintes écologiques et sécurité alimentaire.

Les orientations adoptées par les Etats membres doivent maintenant faire l’objet de pourparlers avec le Parlement européen, pour une entrée en vigueur à partir de janvier 2023. Le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, a qualifié l’accord des ministres de « bon point de départ » pour ces négociations, estimant qu’un « bon compromis » pourrait désormais être trouvé.

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Normes environnementales

Selon l’accord des 27 ministres, tous les agriculteurs devraient être tenus de respecter des normes environnementales beaucoup plus strictes, condition sine qua non pour recevoir des aides financières européennes. Les petites exploitations seraient soumises à des contrôles simplifiés, « ce qui réduirait la charge administrative, tout en garantissant en même temps leur contribution aux objectifs environnementaux et climatiques ».

Surtout, les « écorégimes », un système de primes versées aux agriculteurs pour soutenir la participation à des programmes environnementaux plus exigeants, deviendraient obligatoires : chaque Etat devra y consacrer au moins 20 % des paiements directs de l’UE. L’objectif étant que les exploitations agricoles reçoivent des fonds supplémentaires si elles vont au-delà des normes de base en matière de climat et d’environnement.

Ce point a fait l’objet de frictions importantes, nombre d’Etats de l’est de l’Europe redoutant de perdre des fonds européens si un nombre insuffisant d’agriculteurs participent aux programmes environnementaux. Avec un budget déjà fixé d’environ 387 milliards d’euros pour sept ans, la PAC est le premier poste budgétaire de l’UE.

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Le Monde avec AFP

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