les investissements de Trafigura au Lualaba critiqués pour leur impact social – JeuneAfrique.com

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Des participants visitent les stands de sociétés minières lors la DRC Mining Week. Septembre 2018, Kolwezi.

Des participants visitent les stands de sociétés minières lors la DRC Mining Week. Septembre 2018, Kolwezi. © Fiston Mahamba


Après les désengagements des sociétés minières Katanga Mining (filiale de Glencore) et Mutanda Mining dans la province du Lualaba, l’annonce du minier et pétrolier suisse Trafigura d’un investissement de 450 millions de dollars américains dans la mine de Mutoshi est salué par les autorités administratives… mais pas par les défenseurs des droits humains.


L’annonce fuitée à la mi-octobre de la participation du négociant de matières premières Trafigura au consortium qui finance la construction d’une usine de traitement du cuivre et du cobalt en RDC, dans la mine de Mutoshi, a été saluée comme une bonne nouvelle pour l’économie et la population locales du Lualaba de la part de différents responsables administratifs locaux.

Que l’investissement concerne non pas l’extraction mais bien le traitement du cuivre et du cobalt n’y est pas étranger : « C’est une bonne nouvelle parce que nous avons toujours demandé à ce que les minerais ne quittent la province ou le pays à l’état brut. Une transformation au niveau local, cela créera plus d’emplois et une hausse des recettes fiscales », a analysé auprès de Jeune Afrique Joseph Yav Katshung, directeur de cabinet de Richard Muyej Mans, gouverneur du Lualaba, qui confirme par ailleurs l’investissement de Trafigura.

Les fermetures ou suspensions d’activités minières comme celle de Katanga Mining et Mutanda Mining ont porté un coup au district. « La fermeture momentanée des activités de Mumi (Mutanda ya Mukonkota Mining) a impacté à la baisse la perception des taxes de la province, d’environ 32 %. Si d’autres investisseurs peuvent apporter une amélioration, c’est une bonne nouvelle pour la population et la santé économique de la province », poursuit-il.

Des conditions de travail pointées du doigt




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JeuneAfrique

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