les « équilibres » et les surprises de la Commission Von der Leyen

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La nouvelle présidente a présenté, mardi, une équipe paritaire et respectant les clivages géographiques et politiques de l’UE. La création d’un commissaire à la « protection de notre mode de vie européen » fait déjà polémique.

Par et Publié aujourd’hui à 05h20, mis à jour à 05h30

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Ursula von der Leyen annonce les noms des nouveaux membres de la Commission européenne, à Bruxelles, le 10 septembre.
Ursula von der Leyen annonce les noms des nouveaux membres de la Commission européenne, à Bruxelles, le 10 septembre. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

A plusieurs reprises, alors qu’elle présentait, mardi 10 septembre, son équipe, Ursula von der Leyen a qualifié de « géopolitique » la nouvelle Commission européenne qu’elle présidera à compter du 1er novembre. Il y a cinq ans, à son arrivée à la tête de l’exécutif communautaire, Jean-Claude Juncker, préférait l’adjectif « politique ».

Simple changement de vocabulaire, ou profond renouveau ? Difficile d’en juger à ce stade. Car si elle s’est exprimée pendant plus d’une heure et demie, la responsable conservatrice allemande s’en est tenue à un bon nombre de généralités sur une Commission « flexible, souple, moderne », devant s’occuper des « grandes questions », « au service des citoyens », capable de donner « un nouvel élan à la démocratie ». Et aussi d’être « plus forte dans le monde ».

Faire oublier la formule Juncker

Peut-être s’agissait-il aussi de faire oublier la formule Juncker, qui n’a pas laissé que des bons souvenirs. « En 2014, il revendiquait une Europe moins bureaucratique, plus politique en ce sens, explique un observateur avisé. Mais au cours de son mandat, cette volonté est devenue pour beaucoup d’Etats membres un objet très négatif, d’abord fait de manœuvres politiciennes. »

« Géopolitique », donc, pour tourner la page Juncker. Mais aussi, explique Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, parce que l’Europe n’est pas naïve et « assume d’être puissante face à la Russie ou à la Chine ».

A écouter Ursula von der Leyen dérouler les noms des 26 membres de son futur collège, on entrevoit toutefois une autre explication : à quelques exceptions près (l’ancien premier ministre italien, Paolo Gentiloni, qui s’occupera de l’économie, l’ex-ministre espagnol, Josep Borrell, Haut représentant pour la politique étrangère, ou l’actuel vice-premier ministre belge, Didier Reynders, chargé de la justice), peu de personnalités fortes y figurent.

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L’impulsion devra sans doute venir des deux vrais poids lourds de cette équipe : la libérale danoise Margrethe Vestager et le socialiste néerlandais Frans Timmermans, anciens rivaux de Mme von der Leyen pour la présidence. Tous deux ont obtenu le titre de vice-présidents exécutifs, ce qui signifie qu’ils sont responsables d’un vaste portefeuille et qu’ils ont la main sur les directions générales.

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