les députés approuvent en première lecture la légalisation de l’IVG

0
62

[ad_1]

Par

Publié aujourd’hui à 13h36

Le résultat du vote, tombé peu après 7 heures du matin à Buenos Aires, a été accueilli par des cris de joie d’un côté de la place du Congrès, et par des larmes de l’autre. Sous une chaleur écrasante, et malgré la pandémie, des milliers d’Argentins ont accompagné, du jeudi 10 au vendredi 11 décembre, l’examen du projet de légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) à la Chambre des députés. Approuvé à 131 voix contre 117, le texte, porté par le gouvernement et le président péroniste Alberto Fernandez, doit maintenant passer au Sénat.

Les débats, qui se sont étendus sur plus de vingt heures malgré un temps de parole limité à cinq minutes par orateur et oratrice, ne sont pas venus à bout de la patience des militantes féministes, ni de celle des anti-avortement. Les deux camps étaient divisés, devant le Congrès, par de hautes barrières infranchissables, une fracture à l’image de celle que suscite le sujet de l’avortement au sein de la société argentine.

Des partisans de la légalisation de l’IVG en Argentine, le 10 décembre à Buenos Aires.

Côté « vert », la couleur symbole du droit à l’avortement, l’affluence était nettement plus importante. Déjà joyeuse en fin d’après-midi, l’ambiance de ce côté de la place a pris des airs de festival en plein air dans la soirée, les morceaux de cumbia et les classiques de rock argentin étouffant parfois les interventions des députés, retransmises en direct sur de grands écrans.

« Un tabou est tombé »

Des partisans de la légalisation de l’IVG en Argentine, le 10 décembre à Buenos Aires. A gauche : Carla Gomez Segovia ; à droite : Carlina Ciak.

« J’ai bon espoir que, cette fois-ci, la légalisation soit adoptée », sourit derrière son masque siglé « Vivas y Libres » (« nous nous voulons vivantes et libres », un slogan du mouvement féministe) Carla Gomez Segovia, 35 ans. Cette employée administrative était déjà présente sur la place du Congrès en 2018, lorsque les députés ont adopté une proposition de légalisation de l’IVG, rejetée deux mois plus tard par les sénateurs. Elle estime que « la société argentine est prête aujourd’hui. Un tabou est tombé après le débat de 2018, beaucoup de personnes ont changé d’avis et sont plus ouvertes ».

Lire le récit (paru lors du Festival de Cannes en mai 2019) : L’âpre lutte des Argentines pour le droit à l’avortement

Les opposants à l’avortement continuent cependant d’être majoritaires en Argentine, selon une enquête d’opinion réalisée par le Centre national de recherche scientifique et technique, qui indique que seuls 27,3 % des Argentins sont pour le droit à l’IVG sans conditions ; 52 % des sondés s’y disent favorables uniquement en cas de viol ou si la grossesse présente un danger pour la santé de la femme enceinte, des exceptions reconnues par la loi depuis 1921.

Il vous reste 57.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: