les démocrates ouvrent leur convention à grand renfort de personnalités

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Alors que la convention démocrate, qui intronise Joe Biden comme le candidat de son parti pour la présidentielle du 3 novembre, a débuté lundi 17 août, « Le Monde » relance son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

La première soirée de la convention démocrate de Milwaukee, essentiellement virtuelle, a donné la parole à la fois au sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, mentor de l’aile gauche, et à l’ancien gouverneur républicain de l’Ohio John Kasich qui ont appelé l’un comme l’autre un appel à voter pour Joe Biden. Cette alliance inattendue, renforcée par l’appui également apporté lundi par d’autres républicains en rupture de parti, dont l’ancienne gouverneure du New Jersey, renvoie à une réalité : à soixante-dix-sept ans, dont un bon tiers passé au Sénat, de 1972 à 2008, Joe Biden, incarnation du pragmatisme et de la quête de compromis est aussi le candidat démocrate le plus à gauche à une élection présidentielle depuis des décennies.

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Il doit cette évolution à la pression exercée sur son parti depuis quatre ans par Bernie Sanders. A bientôt 79 ans, ce dernier a prononcé sans doute l’un de ses derniers grands discours à l’ouverture de la convention démocrate de Milwaukee, essentiellement virtuelle, lundi 17 août. En appelant au rassemblement derrière Joe Biden avec beaucoup plus de conviction que quatre ans plus tôt avec Hillary Clinton du fait de ses bonnes relations avec l’ancien sénateur du Delaware, Bernie Sanders a pu mesurer le chemin parcouru par le Parti démocrate.

Discours télévisé de l’ancien candidat démocrate, Bernie Sanders, au premier jour de la convention démocrate, le 17 août.

Certes, Joe Biden a pris soin d’éviter ce qu’il considère comme des lignes rouges pour l’élection du 3 novembre. Il n’a pas repris à son compte le projet de Sécurité sociale universelle défendu par l’aile gauche démocrate, préférant renforcer la réforme de santé devenue populaire léguée par Barack Obama, que le Parti républicain a juré de supprimer sans jamais y parvenir. Il a fait de même avec celui, ambitieux, de « Green New Deal » pour lutter en faveur de l’environnement également porté par ce courant, tout comme il a refusé une interdiction de la fracturation hydraulique en matière d’hydrocarbures, ou encore la proposition de légalisation fédérale de la marijuana à usage récréatif.

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Joe Biden, contrairement à ce qu’affirme régulièrement Donald Trump, s’est opposé au mot d’ordre visant à couper les budgets des services de police à la suite du mouvement déclenché par la mort de George Floyd aux mains de la police de Minneapolis, le 25 mai.

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