Les autorités carcérales russes annoncent le transfert d’Alexeï Navalny à l’hôpital

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Le leader de l’opposition russe Alexeï Navalny assiste à une audience consacrée à l’examen d’un appel contre une décision de justice qui a transformé sa peine de sursis en peine de prison ferme, à Moscou, en Russie, le 20 février 2021.

Trois semaines après le début de sa grève de la faim, l’opposant russe Alexeï Navalny devrait être transféré lundi 19 avril dans un hôpital pénitentiaire, ont annoncé les services carcéraux russes, qui jugent son état de santé « satisfaisant ». « Une commission de médecins (…) a décidé du transfert d’A. Navalny vers une unité hospitalière pour les condamnés qui se trouve sur le territoire de la colonie pénitentiaire n°3 de la région de Vladimir », a rapporté le service carcéral de cette région dans un communiqué.

Alexeï Navalny a arrêté de s’alimenter le 31 mars pour protester contre ses mauvaises conditions de détention. Il accuse l’administration pénitentiaire russe de lui refuser l’accès à un médecin et à des médicaments, alors qu’il souffre d’une double hernie discale, selon ses avocats.

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Risque d’arrêt cardiaque

Ses médecins ont fait savoir dimanche qu’ils avaient été empêchés de lui rendre visite. La veille, des médecins proches de l’opposant ont dit craindre qu’il ne fasse un arrêt cardiaque « d’une minute à l’autre » en raison d’un niveau « critique » de concentration de potassium dans le sang. Ils ont appelé à le placer immédiatement en soins intensifs.

L’ambassadeur russe à Londres, Andreï Kéline, a affirmé que Moscou ne le laisserait pas « mourir en prison ». Les Européens, eux, ont adopté un langage de fermeté pour tenter de sauver l’opposant âgé de 44 ans, dont les partisans ont appelé à des manifestations massives dans toute la Russie mercredi soir.

L’Allemagne et la France ont demandé de manière « urgente » aux autorités russes de fournir un « traitement médical adéquat » dispensé par des médecins ayant « la confiance » d’Alexeï Navalny et réclamé sa libération immédiate.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a évoqué la « responsabilité majeure » du président russe Vladimir Poutine, et Washington a mis en garde le Kremlin contre des « conséquences si M. Navalny mourait ».

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Le Monde avec AFP

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