l’éditeur suédois Gui Minhai condamné à dix ans de prison

0
131

[ad_1]

Des photos de l’éditeur Gui Minhai (à droite) et de son associé Lee Bo alors disparus, exposées à Hongkong en janvier 2016.
Des photos de l’éditeur Gui Minhai (à droite) et de son associé Lee Bo alors disparus, exposées à Hongkong en janvier 2016. PHILIPPE LOPEZ / AFP

Un tribunal chinois de Ningbo (à l’est du pays) a condamné, lundi 24 février, l’éditeur suédois d’origine chinoise Gui Minhai à dix ans d’emprisonnement, le reconnaissant coupable d’avoir « illégalement diffusé des informations classées » à l’étranger. Le tribunal a précisé que l’éditeur avait demandé en 2018 à retrouver sa nationalité chinoise, sans indiquer s’il avait renoncé à sa nationalité suédoise.

A la fois libraire et éditeur, Gui Minhai, 55 ans, publiait dans une maison d’édition de Hongkong des livres au contenu salace sur les dirigeants de la Chine communiste, profitant de la liberté d’expression et de publication sur le territoire semi-autonome. Condamné en 2015 en Chine pour une affaire de droit commun, il avait disparu la même année comme d’autres employés de son entreprise lors de vacances en Thaïlande.

Il était ensuite réapparu dans une prison chinoise en « avouant » à la télévision s’être rendu aux autorités en raison de son implication dans un accident de la route en Chine remontant à 2003. Les autorités chinoises avaient assuré l’avoir relâché en octobre 2017, mais selon sa fille Angela Gui, il s’était alors retrouvé assigné à résidence dans la ville de Ningbo. Il avait été de nouveau interpellé début 2018 dans un train en Chine, alors qu’il était accompagné de diplomates suédois.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Affaire Gui : la Suède enquête sur son ambassadrice en Chine

« Un pion »

Après sa deuxième disparition, M. Gui était apparu dans une nouvelle interview vidéo sur les médias d’Etat, entouré de deux policiers, reconnaissant ses méfaits et accusant son propre pays d’adoption – la Suède – de le manipuler comme « un pion ». Une version que mettent en doute ses proches, qui ont dénoncé sans relâche des poursuites à caractère politique.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’étrange confession télévisée d’un éditeur de Hongkong

M. Gui « a reconnu sa culpabilité, accepté le verdict et ne fera pas appel », selon le communiqué du tribunal de Ningbo, diffusé tard lundi. Cette condamnation pourrait raviver les tensions entre la Chine et la Suède, dont les relations ont été gravement perturbées ces dernières années par la détention de Gui Minhai.

En novembre 2019, l’ambassadeur chinois à Stockholm, Gui Congyou, avait brandi la menace de « mesures de rétorsion » contre la Suède après la remise d’un prix des droits humains à M. Gui. Pékin a ensuite annulé la venue en Suède de deux délégations de dirigeants d’entreprises pour protester contre la remise symbolique du prix, qualifiée de « grave erreur » par la Chine.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Xi Jinping, le nouveau timonier

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: