[ad_1]
L’écrivain espagnol Juan Marsé, narrateur de sa ville de Barcelone, est mort samedi 18 juillet à 87 ans. « Nous regrettons profondément la mort de Juan Marsé (Barcelone, 8 janvier 1933 – 18 juillet 2020). Repose en paix, cher Juan », a annoncé son agence littéraire, Balcells, ce dimanche sur Twitter.
Lamentamos profundamente la muerte de Juan Marsé (Barcelona, 8 de enero de 1933 – 18 de julio de 2020). Descansa en… https://t.co/kWt7xUp9GU
« La littérature est un règlement de comptes avec la vie » qui est rarement comme on l’espérait, disait Juan Marsé, auteur de quinze romans en près de soixante ans.
Censure du régime de Franco
L’un des plus célèbres, « Teresa l’après-midi » (1966) est la chronique d’une passion transgressive et finalement calamiteuse entre un fils de pauvre qui voudrait ne plus l’être et une étudiante des quartiers chics.
Une oeuvre inacceptable pour l’Espagne puritaine et « nationale catholique » de Francisco Franco, où la censure trancha : « le roman présente différentes scènes scabreuses, son fond est franchement immoral et il y fait de nombreuses mentions politiques à caractère gauchiste ».
Un livre notamment inspiré de son séjour dans les années 60 à Paris, où il donna des cours de conversation en espagnol à Teresa, fille du pianiste Robert Casadesus.
L’auteur catalan avait reçu en 2008 le prix Cervantès, considéré comme le Nobel des lettres hispaniques, pour son œuvre contant la ville de Barcelone, théâtre d’une enfance au temps du franquisme, sans cesse réinventée dans ses livres. Pour lui, écrire, c’était écrire à et sur Barcelone. Son œuvre littéraire est considérée par beaucoup d’autres écrivains, comme Mario Vargas Llosa ou Michel del Castillo, comme l’une des plus importantes du XXe siècle, en langue espagnole.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
