Le stock d’uranium enrichi de l’Iran est huit fois supérieur à la limite autorisée par l’accord de Vienne

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Photo d’archives du 26 octobre 2010, montrant le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr, juste à l’extérieur de la ville de Bouchehr, dans le sud de l’Iran.
Photo d’archives du 26 octobre 2010, montrant le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr, juste à l’extérieur de la ville de Bouchehr, dans le sud de l’Iran. Majid Asgaripour / AP

Le stock d’uranium enrichi de l’Iran est presque huit fois supérieur à la limite autorisée par l’accord nucléaire de 2015 dont Téhéran a commencé à s’affranchir en mai 2019, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), vendredi 5 juin, dans un rapport sur les activités nucléaires du pays.

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Selon les constatations des inspecteurs de cette organisation internationale, en date du 20 mai, la quantité accumulée par Téhéran atteignait 1 571,6 kg d’uranium enrichi pour une limite autorisée à 202,8 kg (ou 300 kg équivalent UF6) dans l’accord de Vienne conclu entre l’Iran et le « P5 + 1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) − les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de l’accord en 2018.

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L’AIEA a également rapporté que l’Iran a continué à enrichir de l’uranium à un degré de pureté de 4,5 %, supérieur aux 3,67 % autorisés par le texte de 2015.

Accès à deux sites refusés

En outre, Téhéran refuse à l’AIEA l’accès à deux sites que l’agence souhaite inspecter au titre de sa mission de vérification des activités nucléaires. L’organisme a ainsi exprimé vendredi sa « vive préoccupation » à ce sujet.

Ces deux sites, inaccessibles depuis plusieurs mois, comptent parmi un total de trois endroits pour lesquels l’AIEA s’interroge sur l’existence passée de matériel et activités nucléaires non déclarés, sans lien avéré avec le programme actuel de Téhéran.

L’accord de Vienne promettait à Téhéran des incitations économiques en contrepartie de la limitation de son programme nucléaire. Mais, depuis le retrait des Etats-Unis, les autorités iraniennes en ont progressivement violé les restrictions.

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Une stratégie destinée, selon elles, à faire pression sur les autres nations impliquées dans le processus pour qu’elles augmentent leurs incitations économiques afin de compenser les sanctions sévères imposées depuis 2018 par Washington.

Le Monde avec AFP et AP

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