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Le Social contribution and Social benefits Bill a été voté avec amendements, à l’Assemblée nationale, mardi soir du 27 juillet. Dans son Summing-Up, le Ministre des finances, de la planification économique et du développement, Renganaden Padayachy a vertement critiqué l’opposition parlementaire.
«Face à ce tourbillon, le gouvernement, guidé par la vision, la combativité et la détermination du Premier ministre garde le cap, et conduit le pays tout entier vers plus d’inclusivité, de solidarité et de progrès. Si nous, nous avons opté pour la politique de l’action ; eux, ils s’embourbent dans la politique de l’autruche. L’opposition semble en effet faire comme si nous évoluons encore dans un contexte normal», a affirmé Renganaden Padayachy. «Un syndrome à la croisée du déni de réalité et de la mémoire sélective. L’honorable Uteem a notamment dit que la CSG n’était pas utile. Que nous avions le temps avant d’engager une réforme de cette envergure. Mais dans quel monde vivent-ils ? Ils se sont construits une dangereuse réalité parallèle», a-t-il ajouté.
Le ministre des Finances a souligné que comme il l’a énoncé lors de l’ouverture des débats, le vote de ce projet de loi constitue une «étape fondamentale dans la mise en place d’un nouveau système de cotisations et de prestations sociales.» Il a maintenu que ce «modèle solidaire» est la base de la Sécurité sociale à Maurice.
Arguant que la CSG entre aujourd’hui dans notre patrimoine national, «patrimoine dont l’ADN souche est la justice sociale», le ministre des Finances a déploré: «J’ai pourtant entendu l’opposition affirmer que cette réforme nous mettait bien mal à l’aise. A trop vouloir prendre leurs rêves pour des réalités, ils resteront encore de longues années de l’autre côté de la chambre.»
Renganaden Padayachy a soutenu que la CSG est une réforme emblématique qu’il porte avec fierté. Arguant qu’elle incarne le combat du gouvernement, il a réitéré: «C’est une bataille que nous avons décidé de mener aux côtés de notre premier ministre au sein du Mouvement Socialiste Mauricien et de nos amis de Lalians Morisien.»
Abordant les nombreux droits et avantages qu’octroie la réforme de la CSG : contributions et bénéfices sociaux, le ministre Padayachy a déclaré que du coté des contributions, c’est un système basé sur la progressivité.
«Car nous sommes intimement convaincus que le niveau de contribution pour le bénéfice de tous doit, pour être juste, être réparti en fonction des possibilités de chacun. C’est le cœur même de la philosophie de ce Gouvernement», a-t-il dit.
Selon lui, à l’inverse de ce qui guide les convictions de la majorité gouvernementale, «ceux qui siègent dans l’opposition semblent se moquer des principes fondateurs de notre modèle de justice sociale.»
Donnant la réplique à ceux qui disent que la CSG était une insulte aux travailleurs du secteur privé et un coup de massue pour les employeurs, le ministre Padayachy a maintenu: «N’en déplaise à l’opposition, je tiens à rappeler une nouvelle fois que la très grande majorité des entreprises et des employés contribuent moins sous la CSG qu’ils ne le faisaient dans le cadre du NPF. A vrai dire, plus de 80% des entreprises et près de 90% des employés paient moins grâce à ce nouveau système.»
Il a réitéré que les bénéficiaires ne seront pas moins bien lotis par rapport à ce à quoi ils avaient droit dans le cadre du NPF. «Bien au contraire. Plus de 53 % des cotisants au NPF touchent une pension mensuelle inférieure à Rs 1 000», a-t-il maintenu. Il a illustré ses propos avec un cas réel, en citant l’exemple d’un employé de la zone franche qui a contribué au NPF pendant toute sa carrière, soit 40 ans.
«Savez-vous qu’après ces 4 longues décennies de travail et de contribution, il ne recevra que 2 000 roupies par mois à sa retraite sous le NPF. Une vie de labeur et de sueur pour seulement 2 000 roupies par mois !», s’est exclamé Renganaden Padayachy. Or, a-t-il indiqué, compte tenu du nouveau système de pension de retraite, «les bénéficiaires recevront un montant décent, jusqu’à un total de Rs 13 500 roupies par mois.»
Le ministre Padayachy a réitéré que cette réforme est la manifestation de l’engagement du gouvernement auprès de la population. «Avec sa confiance, nous bâtissons une société plus juste, qui vivra mieux en contribuant moins. Pour pouvoir financer ces Rs 4 500 roupies, il est nécessaire que ceux qui ont les moyens financent proportionnellement plus pour ceux qui ont moins», a-t-il renchéri.
Le Social contribution and Social benefits Bill voté avec amendements
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