le président Macron a rencontré le chef amérindien Raoni Metuktire à l’issue du G7

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La rencontre intervient alors que le sort de la forêt primaire brésilienne, ravagée par des incendies, a été mis sur le devant de la scène par le président français, dans le contexte d’un conflit verbal avec son homologue brésilien.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 22h22

Temps de Lecture 1 min.

Chef Raoni Metuktire, à Bidart, près de Biarritz, le 26 août 2019.
Chef Raoni Metuktire, à Bidart, près de Biarritz, le 26 août 2019. REGIS DUVIGNAU / REUTERS

La rencontre se veut un symbole de l’engagement français sur l’Amazonie après les passes d’armes qui ont opposé Paris à Brasilia sur fond d’incendies qui dévastent la forêt primaire du Brésil. Le président français, Emmanuel Macron, s’est entretenu, lundi 26 août au soir, avec le cacique Raoni Metuktire, figure de la lutte contre la déforestation en Amazonie, qui a confirmé cette rencontre lors d’une conférence de presse à Biarritz à l’issue du G7.

« On a parlé avec le président Macron de beaucoup de sujets et nous avons eu une bonne discussion », a-t-il dit dans sa langue, traduit par des interprètes. « J’ai demandé au président Macron qu’il nous aide à préserver nos terres. (…) Les forêts et les terres du Brésil aident toute la planète à vivre », a-t-il souligné, alors que la forêt amazonienne est la proie de nombreux incendies.

D’après Raphaële Bacqué, envoyée spéciale du Monde à Biarritz, le chef Raoni Metuktire a affirmé que les incendies sont causés par des cultivateurs et des fermiers soutenus par Bolsonaro, « le pire menteur des dirigeants ».

Accord brésilien requis

Le G7, réuni à Biarritz, a promis lundi de débloquer d’urgence 20 millions de dollars pour envoyer des avions bombardiers d’eau lutter contre les incendies en Amazonie, tandis que se multipliaient contributions gouvernementales et privées.

Outre l’envoi de cette flotte, à laquelle la France apportera un appui militaire avec ses forces en Guyane, le G7 a trouvé un accord au sujet d’un plan d’aide destiné à la reforestation, au niveau de l’Organisation des Nations unies, qui doit être mis au point au cours de l’Assemblée générale, au siège, à New York, fin septembre.

Cette initiative pour l’Amazonie requerra l’accord du Brésil et des autres huit Etats amazoniens, en lien avec les ONG et les populations locales. Le chef Raoni doit participer, début septembre à Bordeaux, à Climax, un rendez-vous alternatif, une « éco-mobilisation » dont le thème est, cette année, l’Amazonie

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