Le Pentagone constate une « résurgence » de l’EI en Syrie

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Le groupe djihadiste « a repris ses activités » dans le pays « ce trimestre », analyse un rapport du ministère américain de la défense, au moment même où les Etats-Unis en retirent leurs troupes.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 01h50, mis à jour à 02h11

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Le groupe Etat islamique (EI) est en train de « ressurgir » en Syrie alors même que les Etats-Unis retirent leurs troupes du pays, a alerté, mardi 6 août, un inspecteur général du Pentagone dans un rapport.

« Même s’il a perdu son “califat” territorial, l’Etat islamique en Irak et en Syrie a renforcé ses capacités insurrectionnelles en Irak et a repris ses activités en Syrie ce trimestre », affirme le document.

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L’EI a pu « regrouper et soutenir des opérations » dans les deux pays en partie parce que les forces locales « restent incapables de maintenir des opérations à long terme, de conduire des opérations simultanément, ou de garder le territoire qu’elles ont dégagé », ajoute-t-il.

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Entre 14 000 et 18 000 « membres » en Irak et en Syrie

La résurgence du groupe en Syrie s’est produite lorsque Washington « s’est partiellement retiré » du pays, une décision prise contre l’avis des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis, qui réclamaient « plus de formations et d’équipements pour les opérations anti-insurrectionnelles ».

Le président Donald Trump a annoncé fin 2018 le retrait de la plus grande partie des quelque 2 000 soldats américains du nord-est de la Syrie, en proclamant une victoire totale contre l’organisation djihadiste, une décision qui avait poussé son ministre de la défense, Jim Mattis, à démissionner.

Quelques troupes américaines sont restées dans le nord-est de la Syrie, une région qui n’est pas contrôlée par le régime du président Bachar Al-Assad, et Washington demande un soutien militaire accru de la part des autres membres de la coalition internationale contre l’EI.

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Cette dernière affirme que l’organisation djihadiste compte encore probablement entre 14 000 et 18 000 « membres » en Irak et en Syrie, dont jusqu’à 3 000 étrangers, selon ce rapport.

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