Le « Macron-bashing », une habitude de Donald Trump

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Emmanuel Macron et Donald Trump, le 3 décembre à Watford.
Emmanuel Macron et Donald Trump, le 3 décembre à Watford. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

A la veille du sommet de l’OTAN, à Londres, de hauts responsables de l’administration de Donald Trump, interrogés sur les relations entre le président des Etats-Unis et son homologue français, avaient mis en avant « le grand respect que les deux ont l’un pour l’autre ». Il a été mis à l’épreuve dès mardi 3 décembre au matin, par Donald Trump, qui a multiplié les critiques contre Emmanuel Macron, en réponse tardive à l’entretien accordé mi-novembre à l’hebdomadaire britannique The Economist dans lequel ce dernier avait pointé une « mort cérébrale » de l’alliance.

Jugement « très insultant », « très méchant vis-à-vis de vingt-huit pays » membres, émanant d’un pays qui a « un taux de chômage très élevé » et qui « ne va pas du tout économiquement », Donald Trump s’est montré d’autant plus agressif que les Etats-Unis envisagent de sanctionner lourdement des produits d’importation français en représailles à l’adoption par Paris d’une taxe visant les géants du numérique. Donald Trump a même assuré que « personne n’a plus besoin de l’OTAN que la France ».

Lire aussi Pour Trump, le jugement de Macron sur l’OTAN est « insultant » et « très très méchant »

Climat, Iran, commerce international : les sujets de contentieux ne manquent pas entre deux hommes, que seule rapproche une trajectoire politique sans précédent. Il y a tout juste un an, Donald Trump avait déjà multiplié les messages offensifs sur son compte Twitter en commentant le mouvement des « gilets jaunes ». Une occasion de riposter à la formule d’Emmanuel Macron qui avait commenté sa décision de sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique, en 2017, en détournant son slogan de campagne, « Make America Great Again », transformé en « Make Our Planet Great Again ».

Acte de défiance

Le locataire de la Maison Blanche avait lui-même partagé un message mensonger qui assurait que les rues de Paris, en proie aux affrontements, retentissaient du slogan « Nous voulons Trump ! », s’attirant les critiques du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui l’avait invité à ne pas se mêler des affaires intérieures françaises.

Depuis, il ne cesse pourtant d’y revenir. « Comment se déroule l’accord de Paris sur l’environnement en France ? », demandait-il en mars. « Après dix-huit semaines d’émeutes des manifestants “gilets jaunes”, pas si bien que ça, je suppose ! Entre-temps, les Etats-Unis se sont classés en tête de tous les palmarès relatifs à l’environnement », affirmait-il.



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