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John Neal, le nouveau directeur, a annoncé, mercredi, un plan pour moderniser cette vieille institution de la City. L’objectif est d’automatiser les assurances les plus courantes.
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Le Lloyd’s, le grand marché de l’assurance de Londres, aime à entretenir les traditions. Les cravates n’y sont plus obligatoires depuis 2018 mais presque tout le monde en porte. Dans le hall principal, sur un vieux livre sont notés à l’écriture calligraphiée tous les naufrages qui se produisent sur la planète, le Lloyd’s (qui n’a rien à voir avec la banque du même nom) ayant débuté en 1688 comme assureur de bateaux. L’essentiel du travail se fait encore physiquement, courtiers et assureurs se rencontrant dans l’immense salle du bâtiment signé de l’architecte star Richard Rogers. Aux heures de pointe, les courtiers doivent faire la queue devant le bureau des assureurs. C’est aussi l’un des derniers lieux de la City où les gens prennent encore le temps de déjeuner, de préférence arrosé d’une bière ou deux.
John Neal, le nouveau directeur du Lloyd’s, a décidé de moderniser cette vieille institution. Arrivé à son poste en octobre 2018, il a annoncé, mercredi 1er mai, un plan intitulé « le futur du Lloyd’s ». S’il ne s’agit que de propositions pour l’instant, l’objectif est de faire entrer le marché de l’assurance dans l’ère numérique, en automatisant les assurances les plus courantes. « Pour des produits complexes, comme l’assurance sur les tremblements de terre, ou la couverture des plates-formes pétrolières, il faut continuer à faire du sur-mesure, explique au Monde Bruce Carnegie-Brown, son président. Mais pour des assurances pour lesquelles il y a beaucoup de données, où la prédictibilité est forte, on peut automatiser. »
Deux années successives de pertes en 2017 et 2018
L’objectif est de lancer deux plates-formes informatiques d’échange d’assurances, à l’instar des échanges d’actions qui sont, en Bourse, automatisés depuis des décennies. En parallèle, les produits spécialisés resteront conçus de manière traditionnelle. Le Lloyd’s est connu pour fournir des assurances exotiques, des mains du guitariste Keith Richards jusqu’aux seins de la chanteuse Dolly Parton, en passant par des centrales nucléaires ou encore les risques pesant sur la réputation des entreprises.
Le plan de M. Neal inclut aussi un changement des règles pour attirer plus facilement de nouveaux capitaux et un processus simplifié afin que le versement de l’assurance soit honoré plus rapidement en cas de sinistre.
La modernisation est nécessaire parce que le Lloyd’s traverse une crise, avec deux années successives de pertes en 2017 (2,3 milliards d’euros) et 2018 (1,1 milliard d’euros). « Crise n’est pas le bon mot, corrige M. Carnegie-Brown. Les pertes étaient simplement liées à une succession de catastrophes naturelles [qui obligent les assureurs à payer de nombreux dommages], ce qui arrive de façon récurrente. Mais notre structure de coûts est effectivement un problème. » En clair, de nouveaux concurrents moins chers ont émergé et le Lloyd’s n’est pas toujours le meilleur endroit pour s’assurer, en particulier, pour des produits standardisés.
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