Le Kremlin ne « prendra pas en considération » les demandes occidentales pour libérer Alexeï Navalny

0
71

[ad_1]

« C’est une affaire totalement intérieur. » Le Kremlin a signifié mardi 19 janvier qu’il ne « prendra[it] pas en considération » les demandes occidentales pour libérer l’opposant russe Alexeï Navalny. « Nous ne pouvons pas et n’allons pas prendre en considération ces déclarations » faites à Berlin, Paris, Washington ou encore Bruxelles et Londres, a estimé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « Nous ne permettrons à personne de s’ingérer là-dedans », a-t-il ajouté.

Dmitri Peskov a également dénoncé des « appels préoccupants » de l’opposant, arrêté dès son retour en Russie dimanche, à protester en masse samedi, à la suite de son incarcération. « Cela pourrait sans doute faire l’objet d’une analyse visant à déterminer s’il ne s’agit pas des appels à des actions illégales », a-t-il déclaré.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le sort de l’opposant russe Alexeï Navalny, premier test entre Moscou et Washington

Le principal opposant russe, qui accuse Vladimir Poutine d’avoir ordonné son empoisonnement en août, a appelé lundi ses partisans à descendre « dans la rue » contre le pouvoir. Il est de retour dans son pays depuis dimanche soir, après cinq mois de convalescence en Allemagne. A son arrivée à l’aéroprt, il a été immédiatement interpellé et incarcéré, jusqu’au 15 février au moins, pour avoir violé des mesures de contrôle judiciaire.

« Absurde »

« N’ayez peur de rien, descendez dans la rue. Pas pour moi, mais pour vous-mêmes et pour votre avenir », a lancé M. Navalny dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. « Ne vous taisez pas, résistez », a-t-il ajouté depuis un commissariat transformé en salle d’audience. Son bras droit, Léonid Volkov, a immédiatement annoncé l’organisation de « grandes manifestations » en Russie le 23 janvier.

En Russie, toute manifestation nécessite un accord des autorités. Par ailleurs, dans une grande partie du territoire, notamment Moscou, les rassemblements de masse sont interdits du fait de la pandémie.

M. Peskov a en outre jugé « absurde » les affirmations selon lesquelles le Kremlin a peur de M. Navalny et cherche à se débarrasser d’un opposant gênant en l’incarcérant de manière arbitraire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Alexeï Navalny : « N’ayez pas peur, descendez dans la rue »

Le Monde avec AFP

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: