le coronavirus pèse sur la course à l’investiture démocrate

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Bernie Sanders et Joe Biden le 25 février à Charleston, Caroline du Sud.
Bernie Sanders et Joe Biden le 25 février à Charleston, Caroline du Sud. Patrick Semansky / AP

Alors que le caucus de l’Iowa, première étape de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, s’est tenu le 3 février, « Le Monde » lance son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, cinq jours sur sept jusqu’en septembre, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale au monde.

En quelques jours, la course à l’investiture présidentielle démocrate a été rattrapée par la pandémie. Depuis l’annulation des meetings qui devaient accompagner la proclamation des résultats des votes du mardi 10 mars, aucun des deux candidats restants n’a prévu d’organiser des rassemblements.

Joe Biden a déjà annulé une réunion publique qui aurait dû se tenir jeudi 12 mars en Floride, l’un des quatre Etats qui se prononcera le 17. Il a remplacé vendredi un déplacement à Chicago, dans l’Illinois, par une téléconférence au cours de laquelle le public pourra lui poser des questions à distance. Coutumier de ce genre de démonstration de force, Bernie Sanders avait prévu d’organiser un grand rassemblement dans l’Illinois, avant le débat fixé initialement à Phoenix, dans l’Arizona, mais il y a également renoncé.

Ce débat, le onzième de ce cycle électoral, a d’ailleurs été déplacé à Washington. L’un des animateurs prévus, le journaliste Jorge Ramos, de la chaîne hispanophone Univision, s’en est en effet retiré après avoir annoncé s’être trouvé à proximité d’une personne atteinte par le virus, même s’il n’a pas été lui-même testé positif. « Par prudence » et « pour limiter les déplacements à travers le pays », les organisateurs ont décidé de rapatrier le débat dans le studio de Washington de la chaîne CNN, sans public.

Alors que la course à l’investiture aborde une étape cruciale le 17 mars avec le vote de quatre Etats (en ajoutant l’Ohio) qui mettent en jeu 577 délégués, soit à peine moins que le total de Bernie Sanders en l’état (645), les deux candidats démocrates ont d’ailleurs fait pour une fois front commun pour dénoncer la gestion de la pandémie par Donald Trump.

« Appeler le Covid-19 un “virus étranger” n’exonère par l’administration Trump des mauvaises décisions prises jusqu’ici », a assuré Joe Biden dans une allusion à l’allocution prononcée mercredi par le président, pointant son « recours à la xénophobie ». « L’échec de l’administration vis-à-vis des tests est colossal. C’est un échec dans la préparation, la direction et la mise en œuvre » de la riposte de l’Etat fédéral, a ajouté l’ancien vice-président.

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