[ad_1]
L’attente des résultats de l’élection présidentielle polonaise deviendrait presque insoutenable. Selon un sondage à la sortie des urnes affiné dans la nuit de dimanche à lundi 13 juin, le président conservateur polonais, Andrzej Duda, devançait légèrement le maire libéral proeuropéen de Varsovie, Rafal Trzaskowski, au second tour.
M. Duda recueillait 51 % des voix devant M. Trzaskowski (49 %), selon le troisième et dernier sondage de l’institut Ipsos, dont la marge d’erreur estimée est d’un point de pourcentage. Le premier sondage à la sortie des urnes donnait une différence moins importante, à l’issue d’une élection disputée à couteaux tirés, qui a connu un taux de participation très élevé pour la Pologne, de 67,9 %.
Le président Duda est soutenu par le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS, au pouvoir), alors que le maire de Varsovie représente le principal parti d’opposition centriste Plate-forme civique (PO), qui promet notamment de rétablir les liens avec Bruxelles tendus depuis l’arrivée du PiS au pouvoir en 2015.
« Je suis satisfait de ma victoire, même si c’est un sondage de sortie pour l’instant », a déclaré M. Duda entouré de sa femme et de sa fille, devant ses supporteurs. M. Trzaskowski a souligné que « le résultat n’a probablement jamais été aussi proche dans l’histoire de la Pologne ».
L’avenir du gouvernement PiS en suspend
L’issue du second tour est décisive pour l’avenir du gouvernement PiS, que ses détracteurs accusent de faire reculer les libertés démocratiques acquises il y a trois décennies à la chute du communisme.
M. Duda, qui a promis de défendre les aides sociales populaires mises en place par le PiS, a bénéficié du soutien ferme d’agriculteurs, ouvriers, chômeurs et retraités, alors que M. Trzaskowski a tenté de réunir un électorat bien plus disparate.
« C’est une Pologne divisée en deux qui sort de ces élections (…) et il sera difficile d’apaiser la situation et de renouer les liens entre les deux camps », a estimé le politologue Kazimierz Kik de l’Université de Kielce, dans le sud de la Pologne. « La Pologne se réveille devant un triste champ de bataille avec les deux camps vaincus, car nul ne peut crier victoire. »
Selon des analystes, la lutte risque de se poursuivre devant la justice. « Je pense qu’il y aura certainement des manifestations et je pense que toute la question se retrouvera devant la Cour suprême », a déclaré à l’Agence France-Presse Anna Materska-Sosnowska, politologue à l’Université de Varsovie.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment: