L’armée libanaise a tiré en direction d’un drone israélien dans le sud du pays

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Une attaque au drone armé, dimanche, dans la banlieue sud de Beyrouth, dominée par le Hezbollah, avait suscité les réactions vives des autorités officielles et du parti chiite.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 20h59

Temps de Lecture 2 min.

Une partisane du Hezbollah, dans le village d’Al-Aïn, Liban, le 25 août 2019.
Une partisane du Hezbollah, dans le village d’Al-Aïn, Liban, le 25 août 2019. AZIZ TAHER / REUTERS

Les tensions se poursuivent au Proche-Orient après les attaques attribuées à Israël et menées au Liban, en Syrie et en Irak contre des cibles pro-iraniennes au cours des derniers jours. L’armée libanaise a tiré, mercredi 28 août, sur un drone israélien survolant une région du sud du pays du Cèdre. Ce type d’intervention est très rare de la part de l’armée de ce pays voisin d’Israël. Selon l’agence nationale d’information ANI, le drone survolait la localité d’Al-Adayssé, en violation de l’espace aérien libanais au moment des tirs.

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« L’armée libanaise déployée à une position dans la ville d’Al-Adayssé a repéré en soirée un drone et a tiré dans sa direction », a indiqué la source militaire citée par l’Agence France-Presse (AFP), précisant que l’appareil avait ensuite rebroussé chemin. Cette intervention répond, selon cette source, à « des instructions précédentes selon lesquelles tout mouvement israélien à l’intérieur des frontières libanaises sera la cible de tirs ». En Israël, l’armée, interrogée sur ces tirs par l’AFP, a dit avoir ouvert une enquête.

« Premier acte d’agression depuis la guerre de 2006 »

Les tirs de l’armée libanaise interviennent après une attaque, dimanche, par un drone armé contre la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah, attribuée à Israël par le gouvernement libanais et le parti chiite. Après cette attaque, Beyrouth a indiqué avoir le droit de défendre son pays « par tous les moyens contre toute agression ». Le président libanais, Michel Aoun, l’a, pour sa part, qualifiée de « déclaration de guerre ». Israël n’a toutefois pas revendiqué cette attaque.

Considéré par Israël et les Etats-Unis comme une « organisation terroriste », le Hezbollah est un acteur politique majeur au Liban. Dimanche, quelques heures après l’attaque, Hassan Nasrallah, le chef de l’organisation chiite, a menacé Israël de représailles. « Je dis à l’armée israélienne aux frontières (…) : “Préparez-vous et attendez-nous.” » Il a ajouté que le temps où les drones israéliens survolaient le Liban sans s’inquiéter était révolu. Désormais, « chaque fois que les drones israéliens entreront dans l’espace aérien du Liban, nous chercherons à les abattre », a-t-il dit.

En réponse aux mises en gardes libanaises, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a averti, mardi, Hassan Nasrallah et l’Etat libanais : « Prenez garde à ce que vous dites et surtout à ce que vous faites. » L’attaque de dimanche a été présentée par Hassan Nasrallah comme le premier acte d’agression d’Israël au Liban depuis la guerre de 2006 entre l’Etat hébreu et le Hezbollah, qui a fait 1 200 morts du côté libanais et 160 du côté israélien.

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