l’Allemagne durcit les conditions d’accès des Français sur son territoire

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A Sarrebruck (Allemagne), le 25 mars.

Se rendre en Allemagne depuis la France va devenir plus difficile. A partir de dimanche 28 mars, les voyageurs devront être munis d’un test négatif – PCR ou antigénique – de quarante-huit heures. Ils seront également soumis à une quarantaine de dix jours, qui pourra être levée au bout du cinquième en cas de présentation d’un second test négatif.

Cette décision était attendue. Elle est la conséquence du classement de la France comme « zone à haut risque » par l’Institut de santé allemand Robert-Koch, annoncé vendredi 26 mars. A cette catégorie appartiennent les pays qui, pendant dix jours successifs, affichent un taux d’incidence supérieur à 200 cas pour 100 000 habitants. En France, vendredi, il était de 337 (120 en Allemagne).

Lire aussi Covid-19 : l’Allemagne classe la France en « zone à haut risque », synonyme de restrictions aux frontières

Jusqu’à présent, la France était considérée par l’Allemagne comme une simple « zone à risque ». Les conditions d’entrée outre-Rhin étaient donc moins drastiques : les voyageurs munis d’un test négatif à leur arrivée en Allemagne pouvaient être exemptés de quarantaine dans la plupart des Länder. Quant à ceux qui n’en avaient pas, ils pouvaient malgré tout entrer à condition de se mettre à l’isolement et de se faire tester dans les dix jours suivant leur arrivée si les autorités l’exigeaient. Ce qui, en pratique, était très rare.

Concernant les frontaliers, la situation ne devrait pas fondamentalement changer, notamment pour les habitants de la Moselle, dont le département est déjà classé « zone à circulation du variant », depuis début mars, par l’Institut Robert-Koch. Les 16 000 travailleurs et les 2 000 élèves mosellans se rendant chaque jour en Allemagne doivent donc présenter un test de quarante-huit heures, soit en pratique deux ou trois par semaine. Pour les frontaliers venant des départements alsaciens, seuls deux tests négatifs par semaine devraient suffire, et ils pourraient être effectués côté allemand, ont expliqué, vendredi soir, les autorités du Land frontalier du Bade-Wurtemberg.

Un « équilibre à trouver »

Au Royaume-Uni, également, la pression monte très fortement sur le gouvernement Johnson pour qu’il durcisse encore les modalités de passage des frontières maritimes et aériennes avec la France. Pour les personnes arrivant dans le pays, résidents ou pas, la règle est déjà très contraignante : elles doivent disposer d’un test négatif et doivent s’isoler chez elles dix jours. Outre-Manche, l’épidémie a beaucoup reflué grâce au confinement en vigueur depuis la fin de décembre 2020 et à la campagne vaccinale (29 millions de personnes ont déjà reçu leur première dose). Mais les experts s’inquiètent du nombre de cas de variants brésilien et sud-africain en circulation dans l’Hexagone, et l’opposition travailliste réclame des mesures.

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