L’Allemagne annonce un déconfinement progressif

0
110

[ad_1]

La chancelière allemande, Angela Merkel, lors d’une conférence de presse, à Berlin, le 15 avril.
La chancelière allemande, Angela Merkel, lors d’une conférence de presse, à Berlin, le 15 avril. POOL / via REUTERS

C’est par étapes que l’Allemagne, au mois de mars, s’est peu à peu confinée. C’est par étapes, également, qu’elle va se déconfiner. Telle est la ligne directrice du plan en dix-neuf points que la chancelière allemande, Angela Merkel, a présenté à la presse, mercredi 15 avril, à Berlin, à l’issue d’une téléconférence de quatre heures avec les ministres-présidents des seize Länder du pays.

Premiers à bénéficier de ce déconfinement progressif : les commerces. Tous ceux d’une surface inférieure à 800 mètres carrés pourront rouvrir à partir du lundi 20 avril. L’autorisation vaut aussi pour les concessionnaires automobiles, les magasins de vélos et les librairies, et ce quelle que soit leur taille. La seule exception concerne les « établissements de services où une proximité corporelle est inévitable », une catégorie à laquelle appartiennent notamment les salons de coiffure, qui devront attendre le 4 mai pour accueillir de nouveau des clients.

Lire aussi Coronavirus : « Les Allemands continuent à manquer de masques et de combinaisons de protection »

Le 4 mai est également le jour fixé pour la réouverture des établissements scolaires. Dans un premier temps, celle-ci ne concernera toutefois que les élèves en fin de cycle, primaire ou secondaire, l’objectif étant que ceux qui préparent des examens puissent les passer comme prévu cette année. Les élèves des autres classes, en revanche, devront encore patienter avant de retrouver leurs camarades et leurs professeurs. Même chose pour les crèches qui, jusqu’à nouvel ordre, resteront fermées.

Raisons sanitaire et politique

Pour le reste, le gouvernement allemand a pris le soin de se garder des marges de manœuvre assez importantes. Si les « grands rassemblements » demeureront interdits « au moins jusqu’au 31 août », aucune date de réouverture n’est ainsi fixée pour les restaurants et les hôtels. Il en va de même pour les bâtiments religieux, même si, « dès cette semaine », le ministère de l’intérieur doit discuter avec les représentants des cultes pour que les églises, les mosquées et les synagogues puissent rouvrir prochainement.

La chancelière allemande Angela Merkel, le ministre des finances Olaf Scholz, le premier ministre bavarois, Markus Söder, et le maire de Hambourg, Peter Tschentscher, lors d’une conférence de presse, à Berlin, le 15 avril 2020.
La chancelière allemande Angela Merkel, le ministre des finances Olaf Scholz, le premier ministre bavarois, Markus Söder, et le maire de Hambourg, Peter Tschentscher, lors d’une conférence de presse, à Berlin, le 15 avril 2020. POOL / via REUTERS

Deux raisons permettent de comprendre pourquoi l’Allemagne a fait le choix d’un tel calendrier. La première est sanitaire. Mercredi matin, l’institut de santé publique Robert-Koch dénombrait 3 254 morts liés au Covid-19 outre-Rhin, soit 153 de plus que la veille : un bilan très inférieur à celui établi au même moment en Italie (environ 20 000 décès), en l’Espagne (18 000), en France (17 000) ou au Royaume-Uni (12 500). Lors de sa conférence de presse, quelques heures plus tard, Angela Merkel a qualifié de « succès d’étape fragile » enregistré par son pays dans sa lutte contre le coronavirus. Une périphrase tout en nuances, à l’image des décisions annoncées mercredi : moins dramatiquement touchée que ses voisins, l’Allemagne estime être en état d’entamer son déconfinement, tout en considérant qu’il est encore beaucoup trop tôt pour envisager un véritable retour à la normale.

Il vous reste 51.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: