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Des soignants, les pieds dans l’eau après des pluies intenses, s’occupant de malades du Covid-19 abrités par une simple structure métallique sur un parking. Publiées sur un compte Instagram supprimé depuis, les images sont devenues le symbole de la nouvelle crise sanitaire qui frappe l’Afrique du Sud. Submergé par un nombre record de patients gravement atteints, l’hôpital Steve-Biko, à Pretoria, n’a d’autre choix que de prendre en charge les nouveaux cas dans des tentes initialement destinées au triage des arrivées.
« L’augmentation du nombre de patients sérieusement malades, qui ont besoin de soins intensifs et arrivent parfois en groupe, met une sérieuse pression sur l’établissement », a reconnu le département de la santé de la province du Gauteng dans un communiqué annonçant l’installation de deux tentes supplémentaires. Comme (lui) l’hôpital Steve-Biko, de plus en plus d’établissements atteignent leur capacité maximale dans les provinces les plus touchées par la deuxième vague de Covid-19 qui frappe l’Afrique du Sud, ravivant la crainte d’un manque de lits, d’oxygène et d’équipements de protection.
« Quand elle est arrivée, c’était la folie, nous avons été pris de court » Une soignante de l’hôpital Chris-Hani-Baragwanath, à Soweto
L’ampleur de la nouvelle déferlante a déjà largement dépassé celle de la première vague. Alors que le pic des nouvelles contaminations quotidiennes s’établissait à 13 900 en juillet 2020, l’Afrique du Sud, pays le plus touché par la pandémie sur le continent, a régulièrement dépassé le seuil des 20 000 nouvelles infections par jour depuis le début de l’année.
Le 13 janvier, les autorités ont annoncé la mort de 800 malades, un autre triste record. Officiellement, 36 000 personnes sont décédées du Covid-19 en Afrique du Sud depuis le début de la pandémie, mais la courbe de l’évolution du nombre de morts naturelles montre, elle, un excédent de 80 000 décès en comparaison des années précédentes. Fin décembre, elle indiquait que le nombre de morts naturelles a pratiquement doublé.
« Hôpitaux pleins à craquer »
Emmenée par un nouveau variant du virus, plus contagieux, la deuxième vague s’est abattue sur le pays à une vitesse inattendue. « Quand elle est arrivée, c’était la folie, nous avons été pris de court », raconte une soignante de l’hôpital Chris-Hani-Baragwanath, à Soweto. S’il reste des lits disponibles dans cet établissement, la peur, elle, s’empare de nouveau des soignants. « Ceux qui travaillent dans les unités Covid-19 sont protégés mais nous avons des patients atteints du virus dans d’autres services où le personnel ne possède pas l’équipement adapté », confie-t-elle sous couvert d’anonymat alors que le personnel hospitalier a interdiction de s’exprimer dans la presse.
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