l’abandon d’Erasmus fait polémique au Royaume-Uni

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A l’université de Cambridge (Royaume-Uni), le 14 octobre.

Il y a tout ce que l’« Accord de commerce et de coopération », agréé entre Londres et Bruxelles le 24 décembre, contient : un traité commercial, une coopération en matière de sécurité, de transport ou d’échange de données. Et tout ce qu’il ne contient pas, comme le maintien du Royaume-Uni dans le très populaire programme d’échanges Erasmus. Ce choix fait déjà polémique au Royaume-Uni : il est très contesté dans les milieux universitaires et le gouvernement écossais, opposé au Brexit, a dénoncé un « coup très dur » pour ses étudiants, lundi 28 novembre, et dit réfléchir « à des solutions alternatives ».

« Ce schéma a contribué à rapprocher les pays et nationalités et a apporté de considérables bénéfices culturels et éducationnels », souligne dans un communiqué le ministre écossais de l’éducation supérieure Richard Lochhead, membre du parti indépendantiste SNP. Renoncer à Erasmus, « c’est du vandalisme culturel », a pour sa part lancé la première ministre écossaise Nicola Sturgeon sur Twitter.

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Au 1er janvier 2021, le Royaume-Uni aura quitté l’union douanière et le marché intérieur européens, mais Londres aurait pu faire le choix, même en temps que pays tiers, de rester membre d’« Erasmus Plus », le programme d’échange d’étudiants et d’enseignants dans l’Union européenne (UE), moyennant finances – c’est le cas de la Norvège, de la Serbie ou de la Turquie. « Londres a réclamé une participation partielle au programme, ce qu’Erasmus ne permet pas », précise la Commission européenne, dans un document sur les termes de l’« Accord de commerce et de coopération » mis en ligne le 24 décembre.

Entre 2014 et 2020, environ 100 000 étudiants britanniques ont pu étudier un ou plusieurs semestres à l’étranger (environ 15 000 par an), selon Bruxelles. « Je regrette que le gouvernement britannique n’ait pas souhaité participer au programme d’échange Erasmus », a déclaré Michel Barnier, le négociateur en chef pour les Vingt-Sept, très attaché, comme de nombreux autres Européens, à un dispositif créé en 1987 et devenu un des bénéfices les plus tangibles de l’UE.

« Une grande déception »

En janvier, Boris Johnson avait pourtant déclaré à la Chambre des communes que la participation au « programme Erasmus n’est pas en danger ». Le premier ministre considère désormais qu’elle est « extrêmement coûteuse » – elle était évaluée à environ 200 millions d’euros par an jusqu’alors.

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