la victoire de Joe Biden réveille l’espoir de coopérations internationales

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Emmanuel Macron accueille le président de la République de Macédoine du Nord Stevo Pendarovski à l’ Elysée, lors du Forum de Paris sur la paix, le 11 novembre 2019.

Pour sa troisième édition, le Forum de Paris sur la paix, qui s’ouvre mercredi 11 novembre, se tient dans des circonstances exceptionnelles. Le Covid-19 a évidemment modifié le format, obligeant les organisateurs à se rabattre sur des échanges exclusivement virtuels, après avoir envisagé pendant plusieurs mois une option hybride.

Quant à la teneur des discussions, focalisées sur la gouvernance mondiale et les moyens de lutte contre l’épidémie, elles se déclineront sous l’influence du scrutin américain. La victoire de Joe Biden offre l’espoir de retrouver un partenaire constructif et attentif de l’autre côté de l’Atlantique. « C’est un bol d’air », résume un diplomate français.

Parvenir à un « nouveau consensus »

Association indépendante, mais très fortement soutenue par les autorités françaises, le Forum compose son propre programme de rencontres. Mais il offre aussi à l’Elysée l’occasion de rassembler, jeudi, plusieurs dirigeants proches de la France. Emmanuel Macron, frustré par huit mois de visioconférences ne permettant pas d’interactions fécondes et ayant accentué la polarisation des relations internationales, accueillera le président sénégalais Macky Sall, le président du Conseil européen Charles Michel et Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Par écrans interposés interviendront dans la conversation la chancelière allemande, Angela Merkel, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

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De nombreux échanges ont eu lieu ces dernières semaines entre Paris et Berlin au sujet du monde post-Covid, tel qu’il se dessine. Quel rôle pour les Etats sur les questions de santé et d’environnement ? Comment revitaliser les organisations internationales ? Les dirigeants conviés par l’Elysée veulent afficher une volonté commune de parvenir à un « nouveau consensus » et une « clarification idéologique », explique l’entourage du président français. L’ère de la mondialisation heureuse, prétendant lever les barrières commerciales, vantant un illusoire ruissellement généralisé des richesses et une croissance pour tous, est bien enterrée. Mais les paramètres du nouveau monde – qui semble éclaté en réalités parallèles répondant à leurs propres règles – ne sont pas encore déterminés.

Le risque d’« une diplomatie du vaccin »

La notion de « bien public mondial » en matière de tests et de vaccins, par exemple, ne va pas de soi pour toutes les puissances, c’est le moins que l’on puisse dire. Un risque de captation nationale ou d’une diplomatie du vaccin, sous forme de chantages ou de pressions, existe clairement, à l’instar de ce qui est advenu entre mars et mai sur les masques. « On attend avec impatience le retour des Etats-Unis dans les instances d’action collective », dit-on à l’Elysée, tout en soulignant que des initiatives sont déjà lancées et devraient prendre de l’ampleur, notamment sur un plan financier. Le premier exemple cité est ACT-Accelerator lancé en avril avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les acteurs du secteur et des fondations privées. Son objectif est d’accélérer le diagnostic et le traitement du Covid-19, mais aussi de garantir un accès équitable et universel à ces moyens.

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