La signature du Partenariat régional économique global (RCEP) renforce le rôle de la Chine

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Rencontre virtuelle en vue de la signature du Partenariat régional économique global (RCEP), lors du sommet de l’Asean du dimanche 15 novembre 2020.

Quinze pays d’Asie et du Pacifique ont officiellement signé, dimanche 15 novembre, le Partenariat régional économique global (RCEP, en anglais). C’est, à ce jour, le plus vaste accord commercial au monde. Ces 15 Etats sont la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les dix pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) : Vietnam, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Philippines, Thailande, Laos, Myanmar et Cambodge. Ils représentent environ 30 % de la population mondiale et 30 % du PIB mondial.

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En l’absence de l’Inde et en raison du peu d’enthousiasme des Etats-Unis pour les grandes négociations multilatérales, cet accord renforce le rôle central de la Chine dans la région, malgré les fortes divergences stratégiques entre, notamment, Pékin d’un côté, Tokyo et Canberra de l’autre.

Le RCEP, qui montre que l’Asie se projette déjà dans un monde « post-covid », comprend 20 chapitres incluant le commerce (physique et électronique), l’investissement, la propriété intellectuelle. Il est le premier accord commercial conclu entre les trois principales économies de la région, la Chine, le Japon et la Corée du Sud… Les négociations, qui avaient commencé en 2013, se sont accélérées à partir de 2017, l’Asie voulant préserver sa croissance face au protectionnisme de l’administration Trump.

Socle de règles simplifiées

Signé virtuellement dimanche sous la présidence du Vietnam, qui assure actuellement la présidence de l’Asean, il entrera en vigueur une fois qu’il aura été ratifié par au moins six pays de l’Asean et trois autres pays. « C’est une victoire du multilatéralisme et du libre-échange », a déclaré le premier ministre chinois, Li Keqiang. Le RCEP va « encore davantage renforcer la reprise économique après la pandémie », a souligné le premier ministre vietnamien, Nguyen Xuan Phuc.

Si le partenariat couvre une zone très importante, ses dispositions sont limitées à une baisse des droits de douane hors produits sensibles (l’agriculture, en particulier, est pratiquement exclue) et à des mesures réglementaires généralement peu contraignantes, la plus importante étant l’établissement de règles d’origine commune.

« Commercialement, cet accord devrait beaucoup faciliter le fonctionnement des chaînes de valeur dans la zone : c’est un socle de règles simplifiées et de fiscalité allégée pour l’usine-Asie », note Sébastien Jean, directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).

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