La Russie prudente après la victoire de Zelensky à la présidentielle ukrainienne

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Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que « Moscou respectait le choix du peuple ukrainien, d’autant qu’il est très clair ».

Par Nicolas Ruisseau Publié aujourd’hui à 19h10

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Le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Kiev, le 21 avril.
Le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Kiev, le 21 avril. GENYA SAVILOV / AFP

Le Kremlin de Vladimir Poutine s’empresse rarement de réagir à chaud. Mais au lendemain de l’élection de Volodymyr Zelensky à la présidence ukrainienne, il s’est montré, lundi 22 avril, particulièrement prudent. Le président russe n’a pas félicité chaleureusement son nouvel homologue. Et seul son porte-parole a commenté le résultat. « Moscou respecte le choix du peuple ukrainien, d’autant qu’il est très clair », a expliqué Dmitri Peskov, se moquant ainsi indirectement de la lourde défaite de Petro Porochenko, le président sortant avec qui le Kremlin avait des relations très tendues.

Alors que pendant les semaines de campagne, les télévisions russes avaient été fascinées par son rival, le Kremlin reste circonspect sur les chances de s’entendre avec Volodymyr Zelensky.

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La veille, Volodymyr Zelensky a pourtant une nouvelle fois répété sa volonté de dialogue avec la Russie. Il s’est dit prêt à « relancer » le processus de paix dans le Donbass, après plus de quatre ans de guerre entre l’armée de Kiev et les séparatistes prorusses de cette région de l’est. « Les Ukrainiens ont clairement rejeté la ligne de Petro Porochenko qui, sur tous les fronts, y compris religieux, culturel et linguistique, était antirusse. Cela a échoué. Mais Moscou ne va pas pour autant s’enthousiasmer pour Volodymyr Zelensky », prévient Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de Russia in Global Affairs, réputé proche du Kremlin.

Gages

« Tout dépend désormais de ce qui va suivre à Kiev : quelle politique, quelle initiativemais aussi quelle équipe ?, s’interroge M. Loukianov. Zelensky risque en fait d’être manipulé par l’oligarchie ukrainienne. Attendons les législatives à l’automne en Ukraine. Car, avec les députés, on pourrait revenir le vieux système antirusse… »

Médias et autorités russes sont d’autant plus prudents que Volodymyr Zelensky, connu en Russie depuis les débuts de sa carrière de comédien, ne cesse d’envoyer des signaux contradictoires. Pour rassurer ceux qui, en Ukraine, craignent qu’en novice de la politique il se fasse manipuler par le Kremlin, il a donné des gages. Juste avant le second tour, il a notamment parlé de la Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014. Un thème récurrent chez Petro Porochenko, mais habituellement absent des discours de Zelensky.

Parallèlement, Volodymyr Zelensky a répété à plusieurs reprises la nécessité de dialoguer avec Moscou, alors que, ces derniers mois, Vladimir Poutine ne prenait même plus les appels téléphoniques de M. Porochenko. Et il a pris garde au choix de son vocabulaire, parlant au sujet du Donbass de « rebelles » et non de « séparatistes prorusses ».

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