la réaction policière se durcit face à l’opposition

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Dès le lendemain de la libération du journaliste Golounov, la police a réprimé les opposants au Kremlin qui manifestaient dans les rues de Moscou, mercredi.

Par Publié aujourd’hui à 10h48, mis à jour à 11h17

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Arrestations de manifestants, à Moscou, le 12 juin 2019.
Arrestations de manifestants, à Moscou, le 12 juin 2019. ALEXANDER NEMENOV / AFP

« Après l’espoir d’ouverture, le retour de la répression… » Katia Bychkova, 45 ans, simple Moscovite de cette nouvelle classe moyenne russe prête à protester contre le Kremlin de Vladimir Poutine, n’est pas surprise par le durcissement de la réaction policière en quelques heures face à l’opposition.

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Le 11 juin au soir, cette mère de famille célébrait la libération du journaliste d’investigation Ivan Golounov qui, arrêté pour trafic de drogue dans une affaire aux allures de coup monté, a été disculpé après une vague d’indignation inédite de la société civile. Le 12 juin après-midi, jour de fête nationale, Katia Bychkova a, en revanche, retrouvé les habituelles scènes de violence concluant les manifestations anti-Kremlin. Les unités antiémeute sont intervenues de manière musclée pour arrêter « toute personne ne respectant pas l’ordre public », prévenait le message de la police diffusé par haut-parleurs.

« Le pouvoir, humilié la veille d’avoir dû céder sur l’affaire Golounov à cause de notre mobilisation, a retrouvé ses vieux réflexes : arrêter les protestataires présents, faire peur aux autres », regrette Katia Bychkova.

Près de 500 personnes arrêtées

Quelque 500 personnes ont été arrêtées, selon le réseau OVD-Info. Le rassemblement, non autorisé, a commencé au métro Tchisty-Prudy, en plein Moscou, et devait se transformer en marche dans le centre. Initialement organisé pour demander la libération d’Ivan Golounov, il a été maintenu pour protester de manière plus large contre les abus policiers et le régime de Vladimir Poutine. Mais l’omniprésence des forces de l’ordre, qui ont fermé plusieurs rues, a contraint les manifestants à tourner en rond. Moins de 1 000 personnes s’étaient rassemblées au point de départ. Le mouvement, improvisé et disparate, a ensuite grossi, comptant jusqu’à 3 000 participants criant : « Russie libre ! » et « Russie sans Poutine ! »

« Le code pénal permet de plus en plus d’arrêter un citoyen rebelle pour drogue, extrémisme ou offense aux autorités. »

Beaucoup de journalistes sont venus par solidarité pour Ivan Golounov. « Il est loin d’être le seul. Les arrestations sur de fausses accusations sont courantes en Russie », confie un jeune reporter de Dojd, une chaîne de télévision indépendante. « Il y a tous ces articles du code pénal qui, de plus en plus, permettent d’arrêter un citoyen rebelle pour drogue, extrémisme et désormais… offense aux autorités. »

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