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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.
La procédure de confirmation d’Amy Coney Barrett, la juge conservatrice choisie par Donald Trump pour remplacer l’icône féministe Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, va s’ajouter à partir de lundi 12 octobre aux tensions de la campagne présidentielle. La première journée sera consacrée à une déclaration préliminaire de la juge, qui sera soumise ensuite, deux jours durant, aux questions des sénateurs.
La majorité républicaine a décidé de précipiter cette confirmation alors qu’une majorité de personnes interrogées dans des sondages convergents aurait préféré que le nom du ou de la remplaçante soit décidé par le président élu le 3 novembre. En 2016, les républicains s’étaient opposés à ce que le président démocrate Barack Obama procède à une nomination similaire en avançant le fait qu’il s’agissait d’une année électorale.
Cette précipitation, justifiée par la volonté de conforter la majorité conservatrice au sein de la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis en la faisant passer de cinq à six juges (sur neuf, tous nommés à vie) est dramatisée par l’épidémie de Covid-19. La présentation de la juge Barrett, le 26 septembre, dans la roseraie de la Maison Blanche, sans respecter les recommandations fédérales en matière de lutte contre l’épidémie, a transformé le siège de l’exécutif en foyer de contamination, expliquant probablement celle de Donald Trump et de certains de ses conseillers.
Une partie des sénateurs républicains membres de la commission des affaires judiciaires qui va organiser l’audition de la juge, était également présente à la Maison Blanche. Trois d’entre eux, contaminés, sont en quarantaine. Aux prises avec une réélection compliquée, le président de la commission, le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, a refusé vendredi de subir un test de détection du virus exigé avant un débat avec son opposant démocrate. Le débat a été annulé. Lindsey Graham redoutait sans doute qu’un test positif complique le déroulement des auditions.
Une autre élue sera particulièrement suivie pendant cette audition. Il s’agit de la sénatrice démocrate de Californie, Kamala Harris, qui est également colistière du candidat à la présidentielle, Joe Biden. L’ancienne procureure, qui va devoir interrompre sa propre campagne, s’est illustrée à de nombreuses reprises lors d’auditions similaires par sa capacité à pousser les nominés de Donald Trump dans leurs retranchements.
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