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Encore une affaire de bois qui secoue un des leaders de l’Entente de l’Espoir, alors qu’un des protagonistes de ce regroupement est connu pour sa passion pour le bois de rose… Nul besoin d’en citer le nom. Vous savez déjà qui c’est !
Voilà, cette fois, c’est le leader du Reform Party qui a été arrêté par la police pour une affaire de complot, de « vol et de recel » de bois de teck, un bois très prisé et coûteux. La police a donc procédé très tôt à son interpellation, le 17 décembre, à Albion. Pour qu’il puisse fournir des explications.
Pour qu’il explique comment et dans quelles circonstances il a obtenu des poteaux de teck en bois massif qui, fort probablement, ont été convertis en meubles ou autre chose – un contact nous a conseillé de visionner le fond (background) d’un direct d’une radio de chez lui, pour constater l’art de la conversion de poutres en meubles.
Or, Roshi Bhadain dénonce cette arrestation. Pourquoi ? Faut-il rappeler combien de citoyens mauriciens ont été interpellés par la police dans des affaires de recel ? Pourquoi la police devrait-elle faire exception dans ce cas ?
Roshi Bhadain continue à jouer sur le drame qui a secoué sa famille, au cours duquel sa sœur et sa nièce ont vécu tout récemment un calvaire dont personne n’aurait souhaité en faire l’expérience. Cela fait-il de lui une victime « spéciale » quand on connaît le nombre de personnes qui ont été interpellées pour avoir commis un délit de la même nature ?
Tout au contraire. Il a bénéficié d’un traitement de faveur auquel nombre de personnes ayant commis un délit comparable n’ont jamais eu droit lors de leur interpellation. Voici quelques exemples : il a pu se déplacer jusqu’aux Casernes centrales avec son véhicule. Il ne portait pas de masque quand il s’adressait à la presse. Son fils a été autorisé à entrer dans la cour de justice alors que le protocole ne le permet pas. Il ne portait pas de menottes quand il a été traduit en cour…
De plus, la police n’a pas refusé que sa sœur entre dans la voiture du CCID vu qu’elle devait aller faire des pansements. Les policiers ont eu un comportement exemplaire vis-à-vis de sa personne et de sa famille.
Il reste que pour Roshi Bhadain ce n’est jamais assez ! Il voulait plus, il veut plus, toujours plus.
La preuve est comment il a traité avec un dédain incommensurable les policiers qui ne faisaient que leur job, une agressivité indigne d’un avocat ou d’un leader politique. Ce qui ne nous étonne guère. Ce qui nous rappelle, au passage, les privilèges dont il s’était auto-appropriés au grand dam de ses collègues ministres alors qu’il n’était, lui-même, qu’un simple ministre : motard, escorte policière, policiers présents à chacune de ses sorties, policiers devant sa porte, policiers présents à chacun de ses mouvements officiels.
Cela a été dénoncé à plusieurs reprises dans les médias. Et pourtant, nos chers journalistes l’ont sans doute oublié. Ce sont ces mêmes policiers qu’il agresse, maltraite et dénigre comme des moins que rien aujourd’hui ! Bien évidemment, cette amnésie sélective est chose normale pour cette « belle » presse sans reproche, trop « bien pensante » pour qu’on puisse comprendre sa réflexion !
Comment ne pas mentionner le show de ce journaliste dit indépendant, qui arrivait à peine à contenir ses émotions et ses mots, alors qu’il est un secret de polichinelle que Bhadain et lui se partagent des secrets et des intérêts inavouables… Qui tant soit peu sont sortis à petites doses de la bouche de Bhadain dans des directs à la radio pour affirmer leur proximité et, en même temps, décrédibiliser le journaliste qui, à bien y voir, n’a aucune notion ni ne fait de différence entre ce qui s’appelle honte, éthique ou amour-propre.
Le comble de l’histoire, c’est que les internautes ont vu comment le journaliste en question a interrompu un « live » quand Bhadain a commencé à invectiver un policier. Si ce n’est pas de la manipulation en direct, il est à se demander comment le grand chef et directeur de l’information de ce groupe conçoivent une telle insulte vis-à-vis de ses auditeurs et lecteurs.
Le plus révélateur dans cette folle journée imprégnée d’un parfum au bois de teck et teintée d’un vieil épisode en bois de rose qu’on ne pourrait oublier de sitôt, est le silence et l’absence remarqués des « amis » de Roshi Bhadain, ceux qui font partie de cette alliance de l’opposition factice dite, en passant, Entente de l’Espoir. Une Entente qui n’existe que les samedis devant les caméras et les médias du dimanche. Ils brillaient par leur absence.
Comme dirait l’autre, « akot » Bérenger, Duval et Bodha « vous autres » ? Silence total ! Et aussi étrange que celui puisse paraître, aucun journaliste n’a pensé à appeler ces leaders pour leur demander ce qu’ils pensaient de l’interpellation et de la comparution en cour de Bhadain dans cette affaire de « Conspiracy to commit larceny ». Pourquoi ? Allez savoir…
Sans doute avaient-ils ou ont-ils besoin d’un peu de temps pour demander à Bhadain d’aller se refaire une virginité au lieu de lui dire de « démissionner » le temps qu’il prouve qu’il est blanc comme neige. Après tout, pourquoi devrait-on penser qu’ils le feront ? Si tous les squelettes et casseroles que Bhadain traîne dans le sillage de l’affaire Britam et de ses rencontres avec le milliardaire kenyan, Peter Munga, ne les ont pas fait tiquer, pourquoi devrait-on s’étonner que Bérenger, Duval et Bodha réagissent autrement ?
Abordons maintenant la question de « complot », qui selon l’avocat Bhadain, est une action du gouvernement qui vise à le nuire. Nous aurions certainement pu lui donner le bénéfice du doute si seulement, si jamais, il avait mentionné pourquoi il a fait une Precautionary Measure en ce sens. Il en parle et en reparle. Mais a-t-il déjà dit ou mentionné, lui qui est si volubile sur les réseaux sociaux ou sur les radios, qu’on lui cherchait « noise » à cause de son amour pour le bois de qualité, dont le bois de teck ?
Lui, Roshi Bhadain, qui ne rate jamais une occasion pour démontrer qu’il sait tout, tout sur « tout le monde », même tout sur « rien du tout », n’a-t-il jamais pensé à évoquer cet actif en « teck » qui, à bien des égards, ne peut lui échapper au quotidien dans sa maison d’Albion ? Même dix ans ou onze ans après son passage à l’ICAC, le « teck », lui, continue à briller dans sa belle demeure.
Si l’on ne se trompe pas, – compte tenu de l’opacité qui entoure cette affaire et les informations à compte-goutte que son armada d’avocats ont décidé de communiquer – le teck est un bois qui résiste au temps. Il ne s’abîme pas facilement. Mais la mémoire oui, elle s’abîme même pour les meilleurs donneurs de leçon au monde !
P.S : Vous connaissant, cher Monsieur Bhadain, vous auriez parlé des faits, sur le pourquoi du comment des meubles en teck qui embellissent votre jolie demeure. Mais jusqu’ici, vous n’avez parlé que de « vendetta », mais pas un mot sur ce bois dont vous avez fait l’acquisition et pour lequel vous êtes sous le coup d’une charge de « Conspiracy to Commit Larceny ». La mémoire s’abîme, mais pas le « teck », Monsieur Bhadain !
La mémoire s’abîme, mais pas le « teck », Monsieur Bhadain !
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