la loi sur l’avortement suspendue par une juge dans l’une des provinces du pays

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Les partisans de l’avortement en Argentine avaient célébré le vote de la loi autorisant l’IVG dans le pays, à Buenos Aires, le 30 décembre 2020.

La loi récemment promulguée sur l’interruption volontaire de grossesse en Argentine a subi un premier revers, jeudi 28 janvier, dans la province septentrionale du Chaco, où une juge a décidé de la suspendre à la suite d’une plainte déposée par un groupe conservateur.

La juge Marta Aucar, a « ordonné la suspension de l’application de la loi » sur l’avortement sur le territoire de la province, en attendant le verdict final concernant ce dossier. Les promoteurs de la mesure dite « de précaution » affirment que la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) approuvée par le Congrès le 30 décembre après un débat historique et promulguée par le président Alberto Fernandez le 14 janvier, est contraire aux règlements de la province de Chaco.

Avec la promulgation de cette loi, l’Argentine, un pays de 45 millions d’habitants, est devenue le plus grand pays d’Amérique latine à autoriser sans condition l’avortement jusqu’à quatorze semaines de grossesse. Auparavant, l’avortement n’était permis en Argentine qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, en vertu d’une loi datant de 1921.

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« Nous répondrons de manière appropriée »

Pour entrer en vigueur, ce jugement doit être formellement notifié aux autorités de la province de Chaco, qui peut faire appel de la décision. « Nous sommes respectueux de l’Etat de droit et nous respectons les processus judiciaires. Le moment venu, nous répondrons de manière appropriée », a réagi sur Twitter la sous-secrétaire à la santé de la province, Carolina Centeno.

« La loi sur l’IVG a été approuvée par les représentants du peuple. Au gouvernement provincial, nous allons continuer à promouvoir ce droit pour protéger les femmes et les personnes enceintes », a-t-elle souligné. Pour l’avocat Soledad Deza, cette action judiciaire contre la loi sur l’avortement « n’a aucun fondement juridique et elle est vouée à l’échec ».

Avant l’adoption de cette loi, chaque année, entre 370 000 et 520 000 avortements clandestins étaient pratiqués en Argentine, et 38 000 femmes hospitalisées pour complications lors d’avortements clandestins, selon des statistiques du gouvernement.

Le Monde avec AFP



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