La lettre et l’esprit de la diplomatie

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L’ancien ambassadeur Daniel Jouanneau publie un original « Dictionnaire amoureux de la diplomatie », d’« Ambassadeur » à « Zimbabwe », où il fut en poste.

Par Publié aujourd’hui à 06h30

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Livre. La diplomatie est avant tout un art d’exécution. Représentant de son pays et chargé de mettre en œuvre la politique de son gouvernement, l’ambassadeur s’expose à la première personne, et il n’est pas toujours évident d’appliquer des instructions parfois à rebours de ses propres convictions. Il doit aussi tenir à son gouvernement un langage de vérité, « l’informer, l’avertir, l’éclairer et quelques fois le retenir », écrivait, au XIXe siècle, le grand ambassadeur Jules Cambon, soulignant qu’« un ambassadeur boîte à lettres est un danger ».

Il y a beaucoup de clichés sur les diplomates. « Le cynisme de Talleyrand, l’art de l’esquive et du non-dit, l’entre-soi, la tasse de thé chez l’ambassadeur, les réceptions dans les belles résidences », relève Daniel Jouanneau. Il n’en rappelle pas moins que, dans un monde toujours plus chaotique, « avec des défis colossaux et des acteurs imprévisibles, des foyers d’instabilité multiples, les diplomates sont plus nécessaires que jamais pour décrypter, analyser, permettre aux Etats de se parler, de se comprendre, d’agir ensemble ».

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Ancien ambassadeur au Mozambique, au Liban, au Canada et au Pakistan avant de finir sa carrière comme inspecteur général des affaires étrangères, Daniel Jouanneau reconnaît avoir été « un diplomate heureux ». Dans ce Dictionnaire amoureux, comme le veut la loi de la collection, il assume ses choix subjectifs. Il y a bien sûr les incontournables sur un tel sujet, depuis le mot « Ambassadeur » jusqu’au « Zimbabwe », où il fut en poste, en passant par « Français de l’étranger », « Lettre de créances », « ONU », « ONG », « Quai d’Orsay », « Valise » et tant d’autres.

« Grands plaisirs »

Il y ajoute quelques entrées plus originales, dont celle consacrée au « Consul », figure peu connue mais essentielle du réseau diplomatique français, le troisième au monde après ceux des Etats-Unis et de la Chine. « La France est l’un des pays qui offre à ses ressortissants la gamme de services la plus étendue », souligne l’auteur, lui-même ancien consul général à Québec.

Dans le livre défilent aussi nombre de personnages, comme Machiavel, Mazarin et Talleyrand, mais aussi de grandes figures contemporaines, comme Henry Kissinger. Et aussi nombre des écrivains. « Les diplomates aiment écrire. Si ce n’était pas le cas, ils auraient choisi un autre métier. Ecrire a toujours été une partie essentielle de leur mission et l’un de leurs grands plaisirs », indique Daniel Jouanneau.

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